Madagascar

« Tonga soa Akamasoa Tananamadio » : Bienvenue dans le village propre des bons amis

Regards sur Madagascar

Témoignages.re / 29 août 2011

Le Père Pedro œuvre depuis plus de 35 ans pour aider les familles malgaches les plus démunies.
Grande figure de la vie sociale de la Grande île, le Père Pedro est connu pour ses actions humanitaires. « Il ne suffit pas de donner aux pauvres, il faut leur apprendre le sens du mérite ».
Dans son village, le travail de la pierre est la principale activité lucrative qui fait vivre le village.
L’association a déjà construit plus de 17 villages qui abritent 40.000 habitants répartis dans les 3.000 maisons construites par les habitants eux-mêmes.
Ces habitants du village Akamasoa viennent en grande majorité de la capitale.
Ces citadins ont abandonné la ville, l’insalubrité, l’insécurité, la mendicité, la misère pour rejoindre le village du Père Pedro où la vie est bien meilleure.
Ces nouveaux ruraux travaillent désormais en famille. L’entretien des routes, les travaux d’assainissement, mais surtout l’exploitation de la pierre rythment le quotidien de chaque habitant du village.
Cette entreprise humanitaire contribue au financement du dispensaire, de la construction des écoles et de son fonctionnement.
Ces pierres travaillées sont aussi vendues aux entreprises de la capitale.
Dans ce village, la scolarité pour les enfants est obligatoire. Plus de 10.000 enfants suivent des cours.
D’après le témoignage d’un villageois, certains enfants récupérés dans la capitale ont réussi leurs études et certains travaillent même dans un ministère du gouvernement. Certaines familles ont pu acheter une voiture. Elles reconnaissent que vivre dans ce village permet de retrouver sa dignité. Le travail, un toit, des enfants scolarisés sont la devise de ce village.
Force est de constater que le Père Pedro a su gérer de manière durable et humaine son entreprise de carrière de pierres. Un modèle de développement économique solidaire et durable. Un modèle de gouvernance à adopter pour rompre avec cette culture capitaliste oligarchique qui sert depuis trop longtemps un régime ploutocratique.

Aline Murin Hoareau


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