Mayotte

Les plus vives protestations d’Elie Hoarau

Le député de l’Alliance des Outre-mer porteur de la solidarité des Réunionnais

Témoignages.re / 20 octobre 2011

Les très graves faits impliquant les forces de répression se sont déroulés près du lieu où Elie Hoarau tenait une conférence de presse. Le député de l’Alliance des Outre-mer appelle le préfet à assumer ses responsabilités.

Un mort et un blessé à Mamoudzou : ces faits ont eu lieu alors que Élie Hoarau, député européen, Jean-Hugues Ratenon, président de l’ARCP (Alliance des Réunionnais contre la pauvreté), Gilles Leperlier, de l’AJFER (Alliance des jeunes pour la formation et l’emploi à La Réunion), donnaient une conférence de presse à quelques dizaines de mètres de là. « Nous étions en train de tenir notre conférence de presse lorsque nous avons entendu du bruit et des cris. Des gaz lacrymogènes ont immédiatement envahi le bar où se tenait notre rencontre avec la presse », relate Elie Hoarau. « C’est au moment où le jeune a voulu traverser une voie protégée par la police qu’il a reçu une balle de flashball en pleine poitrine », affirme Gilles Leperlier. « Le jeune est tombé sur le sol, il semblait ne plus respirer », dit encore le responsable de l’AJFER. Après qu’il soit tombé sur le sol, une grenade lacrymogène a explosé « quasiment sur lui ».
Sorti dans la rue, Elie Hoarau a fustigé l’attitude du représentant du gouvernement. Il a élevé les plus vives protestations face à la répression, et il a sommé le préfet de rétablir la paix sociale.
S’adressant à la foule, le député de l’Alliance des Outre-mer a dit son « indignation » et a tenu à « apporter le soutien du peuple réunionnais ».


À quoi joue le gouvernement ?

La ministre de l’Outre-mer a décidé d’annuler son voyage de deux jours à La Réunion. Ira-t-elle à Mayotte ? Un séjour dans l’île aux Parfums lui permettra en tout cas de constater que la situation ne correspond absolument pas à ce que le gouvernement tente de faire croire par médias interposés.
Hier à l’Assemblée nationale et dans un message adressé aux Mahorais, la ministre a mis la faute sur des « groupes isolés », n’hésitant pas à affirmer qu’« un accord avait été signé avec l’un des syndicats majoritaires ». À en croire la ministre, « depuis deux jours, le dialogue avait retrouvé ses droits ». Lorsque l’on sait qu’en réalité, l’accord a été signé par un syndicat qui n’avait même pas appelé à la grève, on se rend compte que soit Marie-Luce Penchard est très mal informée, soit le gouvernement mise encore sur un pourrissement de la situation et continue de se tromper lourdement.


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