Monde

2,5% de croissance pour la 3ème économie mondiale

Vaste programme de relance au Japon

Témoignages.re / 2 février 2013

La croissance japonaise devrait croître de 2,5% entre 2013 et 2014, ce nouvel exercice débutera le 1er avril. Cette estimation se base sur la politique budgétaire et monétaire initiée par le Premier ministre, Shinzo Abe, qui souhaite redynamiser l’économie de son pays.

Le Premier ministre compte sur un regain de la demande intérieure stimulée par un plan de relance massif, annoncé au début de janvier. Le nouveau gouvernement de droite, formé le 26 décembre 2012, compte également sur «  une croissance nominale de 2,7%, signifiant qu’il s’attend à une évolution positive des prix ce qui serait une première en 16 ans  », selon les médias cités par l’Agence France Presse.

Un coup de pouce à l’économie

Le pouvoir exécutif souhaite réduire l’écart entre l’offre croissante et la demande stagnante, grâce aux mesures prises pour relancer l’activité économique, parmi lesquelles des commandes de travaux publics financées par l’emprunt. Le gouvernement de Shinzo Abe a annoncé le 11 janvier un premier plan de soutien économique comprenant 85 milliards d’euros de dépenses publiques, à travers notamment une rallonge budgétaire pour l’exercice en cours. Le gouvernement espère ainsi que sa politique de relance permettra à l’archipel d’afficher une croissance de 2,5% pour l’année budgétaire allant d’avril 2013 à mars 2014.

De plus, les décisions de la banque centrale du Japon (BoJ) viennent encadrer la politique monétaire jugée «  accommodante, avec un objectif d’inflation de 2% » , afin de redynamiser l’économie intérieure. «  Le Japon élabore sa stratégie de croissance en fonction des mesures prises pour stimuler l’économie (...) Je pense que le Japon pourra atteindre son objectif de croissance si la stratégie est rapidement mise en place  », a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre de l’Economie, Akira Amari.

Amélioration du contexte mondial

Le gouvernement espère l’amélioration de la conjoncture internationale afin de redynamiser les exportations. « Les facteurs de risque venant de l’international sont moins présents même si, bien sûr, les risques baissiers n’ont pas complètement disparu  », a déclaré le ministre de l’Economie, Akira Amari. Au même moment, le gouvernement table sur une augmentation des importations, réduisant de peu les effets de la demande extérieure sur la croissance.

En début d’année, le Fonds Monétaire International avait indiqué que «  le Japon est entré en récession, mais les mesures de relance devraient dynamiser la croissance à court terme  ». Le Fonds avait d’ailleurs précisé que «  la récession devrait être de courte durée, parce que les effets des facteurs temporaires, tels que les subventions aux automobiles et les perturbations des échanges commerciaux avec la Chine, s’atténueront  ».

Les autorités japonaises ont décidé de lancer un vaste programme de relance budgétaire et un nouvel assouplissement de sa politique monétaire, soutenue par le redressement de la demande extérieure et un affaiblissement du yen, critiqué par des dirigeants étrangers qui craignent une guerre des monnaies. Ces derniers tentent d’affaiblir leur monnaie pour favoriser leurs entreprises sur les marchés extérieurs.

Céline Tabou


Kanalreunion.com