Monde

50 vérités sur Gabriel García Márquez -6-

Un article de Salim Lamrani

Salim Lamrani / 17 août 2017

L’écrivain colombien, génie du réalisme magique dont les écrits ont marqué à jamais l’histoire littéraire universelle, s’est éteint au Mexique le 17 avril 2014 à l’âge de 87 ans.

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En 1985, García Márquez publie L’amour aux temps du choléra, inspiré de l’histoire de ses parents : « La seule différence est que mes parents se sont mariés. Et dès qu’ils se sont mariés, ils n’étaient plus intéressants comme figures littéraires ».

Quatre ans plus tard, en 1989, l’écrivain colombien publie Le Général dans son labyrinthe, une œuvre magistrale sur la figure la plus emblématique d’Amérique latine, le Libertador Simón Bolívar.

En 1994, García Márquez crée la Fondation Nouveau Journalisme Ibéro-américain à Cartagena de Indias, dans le but de former les jeunes étudiants et de créer un nouveau type de journalisme plus proche des réalités sociales des peuples.

En 1996, le Prix Nobel publie Noticia de un secuestro où il raconte la tragique réalité colombienne marquée par la violence et les kidnappings. La violence est également un des thèmes récurrents de l’œuvre de García Márquez.

Profondément affecté par le conflit civil sanglant qui frappe la Colombie depuis plus d’un demi-siècle, Gabriel García Márquez a joué le rôle de médiateur à plusieurs reprises lors de pourparlers de paix entre les mouvements de guérilla et le pouvoir central, notamment sous les gouvernements de Belisario Betancourt et d’Andrés Pastrana. « Je conspire pour la paix en Colombie presque depuis ma naissance », aimait-il à rappeler.

En 1997, alors que Cuba est frappée par une vague d’attentats terroristes orchestrés par l’exil cubain basé en Floride, Fidel Castro charge Gabriel García Márquez de remettre un message secret à Bill Clinton sur les agissements des groupuscules violents. Cuba avait en effet réussi à recueillir les informations nécessaires grâce à des agents infiltrés à Miami. L’écrivain colombien relate cet épisode : « Lors de mes conversations avec Fidel Castro, je lui ai mentionné la possibilité de m’entretenir avec le président Clinton. De là est née l’idée que Fidel lui ferait parvenir un message confidentiel sur un sinistre plan terroriste que Cuba venant de découvrir ».

En 1999, Gabriel García Márquez est frappé d’un cancer lymphatique. Craignant de ne pas avoir le temps de terminer ses mémoires et deux livres de contes, l’auteur s’isole et se consacre uniquement à l’écriture : « J’ai réduit au minimum les rapports avec mes amis, j’ai débranché le téléphone, j’ai annulé les voyages et tout type d’engagements prévus, et je me suis enfermé pour écrire tous les jours sans interruption de huit heures du matin à deux heures de l’après-midi ».

En 2002, García Márquez publie Vivre pour la raconter, le premier des trois tomes de ses mémoires : « Il débute avec la vie de mes grands-parents maternels et les amours de mon père et de ma mère et s’achève en 1955 quand j’ai publié mon premier livre, Des feuilles dans la bourrasque, jusqu’à mon voyage en Europe en tant que correspondant pour El Espectador ».

En 1994, Gabriel García Márquez joue un rôle-clé dans le rétablissement des relations diplomatiques entre la Colombie et Cuba, rompues en 1981.

En 2004, l’écrivain colombien publie son dernier roman Memorias de mis puntas tristes.

En 2006, Gabriel García Márquez signe, en compagnie de nombreux intellectuels latino-américains, la « Proclamation de Panama » réclamant l’indépendance de Porto Rico.

Salim Lamrani


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