Monde

Appel à la solidarité pour les réfugiés coincés entre la Syrie et la Jordanie

Croix-Rouge : la communauté internationale doit répondre d’urgence aux besoins de dizaines de milliers de personnes

Témoignages.re / 20 juillet 2016

Des dizaines de milliers de personnes ont besoin d’une assistance d’urgence dans une zone frontalière entre la Syrie et la Jordanie. Elles vivent dans des conditions extrêmement difficiles dans une zone désertique appelée « le berme ». Ce sont principalement des femmes et des enfants, qui cherchent à fuir la violence qui sévit actuellement en Syrie. La réticence de nombreux gouvernements à accueillir plus de réfugiés syriens signifie que le sort de ces demandeurs d’asile est menacé.

« Les personnes qui fuient le conflit ont le droit de demander asile, et la communauté internationale doit trouver d’urgence une solution pour assurer leur protection », déclare Robert Mardini, chef des opérations du CICR pour le Proche et Moyen-Orient. « Cela ne vaut pas seulement pour la Jordanie. La crise dans le berme reflète l’incapacité internationale à protéger et à secourir les personnes qui sont touchées par le conflit et ont désespérément besoin d’aide. Ces personnes vivent aujourd’hui dans des conditions inacceptables. Seule une action internationale immédiate et concertée pourra soulager leur détresse. »

Suite à l’attaque à la voiture piégée perpétrée contre un poste militaire près du point de passage de Rukban le 21 juin, la zone du berme a été déclarée zone militaire fermée et le CICR ne peut plus se rendre aux centres de Rukban et Hadalat pour y apporter un soutien médical. Faute de sécurité, des organisations comme le CICR ont beaucoup de mal à accéder aux populations, à évaluer leurs besoins et y répondre, aussi le CICR réduit-il ses opérations.

« Tant qu’une solution réelle et durable n’aura pas été trouvée pour les milliers de familles bloquées dans le berme, des mesures doivent être prises immédiatement afin que ces personnes puissent bénéficier d’une protection et d’une assistance dans un environnement sûr », poursuit M. Mardini. « L’attention doit porter en priorité sur les personnes les plus vulnérables, notamment les cas d’urgence médicale, les femmes enceintes et les nourrissons, ainsi que les mineurs non accompagnés. Les organisations humanitaires indépendantes doivent être en mesure d’atteindre toutes les personnes qui ont besoin de sécurité, et de leur apporter une assistance conformément aux normes humanitaires reconnues sur le plan international.


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