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Armes : le CICR tire le signal d’alarme sur le commerce des armes

Comité international de la Croix-Rouge

Témoignages.re / 24 août 2015

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se dit préoccupé par l’implication de nombreux pays dans des transferts illégaux d’armes alors qu’ils se sont engagés à respecter un traité international afin de réglementer la circulation de ces armes. Le CICR affirme que des centaines de milliers de civils sont tués, blessés ou déplacés de force dans des conflits attisés par ces transferts.

« Je suis inquiet par l’écart ... entre l’obligation d’assurer le respect du droit international humanitaire dans les transferts d’armes et les pratiques effectives de transferts de trop nombreux États », déclare le président du CICR, Peter Maurer, dans une vidéo qui sera présentée aux États parties au Traité sur le commerce des armes, réunis à Mexico.

Le CICR est directement confronté à cet écart dans de nombreux pays, « où nous voyons les conséquences terribles que la disponibilité généralisée et l’utilisation abusive des armes ont sur les civils », précise M. Maurer.

Il s’agit de la première conférence chargée de l’examen du Traité entré en vigueur en décembre 2014. Réunis à Cancun (Mexique), les gouvernements doivent se prononcer sur des mécanismes de mise en œuvre du Traité.

« Si les États adhérent au Traité, mais continuent de transférer des armes à des belligérants ayant commis des crimes de guerre ou des violations graves des droits de l’homme, cela compromettra gravement l’objectif humanitaire du Traité et sa crédibilité », précise le président du CICR.

Le CICR s’est dit vivement préoccupé par les menaces que ces armes font peser sur l’assistance médicale et humanitaire dans les zones touchées par des conflits ou situations de violence, comme la République centrafricaine, la Syrie, l’Irak et le Soudan du Sud.

M. Maurer a appelé à un niveau élevé de transparence dans le commerce des armes et à des régimes de contrôle rigoureux au niveau national afin de réduire la disponibilité des armes et de stopper leur détournement vers des marchés illicites. Le Traité, signé par 59 États et ratifié par 72 États, couvre, entre autres, les armes légères et de petit calibre, les munitions, les chars de bataille, les avions de combat et les navires de guerre.


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