Monde

Barack Obama fixé trois axes pour la Planète

Ebola, État islamique et Russie

Céline Tabou / 26 septembre 2014

Barack Obama a axé son discours, mercredi 24 septembre, lors de la 69e session de l’Assemblée générale de l’Onu, sur les principales menaces actuelles dans le monde, en citant le virus Ebola, l’“agression” de la Russie en Europe et l’offensive des djihadistes en Syrie et en Irak.

Trois axes majeurs pour le président américain qui a évoqué « le virus Ebola sévit en Afrique de l’Ouest (…), l’agression russe en Europe rappelle une époque où les grandes nations piétinaient les petites à la poursuite de leurs propres ambitions territoriales, et la cruauté des terroristes en Syrie et en Irak nous pousse à scruter le cœur des ténèbres ».

Lutter contre le virus Ebola

Le président américain a plaidé : « Nous avons besoin de faire un effort plus ample pour enrayer une maladie qui pourrait tuer des centaines de milliers de personnes, infliger des souffrances horribles, déstabiliser des économies, et se déplacer rapidement au-delà des frontières ». Ce dernier a assuré que son État allait continuer à « mobiliser les autres pays pour qu’ils nous rejoignent en prenant des engagements concrets pour lutter contre cette épidémie, et améliorer la sécurité sanitaire mondiale à long terme ».
Barack Obama a également évoqué « les systèmes de santé publique en Afrique de l’Ouest (qui, NDLR) sont en train d’être submergés par l’épidémie d’Ebola qui risque aussi de s’étendre rapidement au-delà frontières ». Selon le dernier bilan publié par l’Organisation Mondiale de la Santé, arrêté au 6 septembre, le virus Ebola a fait 2.296 morts sur 4.293 cas confirmés, probables et suspects. L’OMS a dénombré 1.224 morts au Liberia, 555 en Guinée et 509 au Sierra Leone.

Eradiquer l’État Islamique

Barack Obama a appelé le monde « à joindre notre effort », deux jours après le début de la campagne aérienne lancée contre l’État islamique (EI) en Syrie. Son objectif est d’éradiquer ce qu’il a appelé le « cancer du terrorisme au Moyen Orient ». Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président américain a fait de la lutte contre l’extrémisme la priorité de la planète. « Collectivement, nous devons prendre des mesures concrètes pour faire face aux dangers posés par des fanatique motivés par la religion », ajoutant que « les États-Unis sont prêts à travailler avec les autres nations pour démembrer ce réseau de la mort ».
Il a réaffirmé que son pays n’est pas le seul « dans le combat enclenché en Irak et en Syrie », tentant de convaincre les États qui hésitent à se joindre à la coalition établie contre l’EI. Barack Obama a salué l’adoption de la résolution visant à combattre le flux de combattants étrangers qui viennent nourrir les rangs des jihadistes. Le texte, présenté par la présidence américaine, demande à chaque Etat « d’empêcher le recrutement et les déplacements des individus se rendant à l’étranger avec l’intention de planifier ou de participer à des actions terroristes ». Les Américains veulent la mise en place « de lourdes sanctions pénales » et ont vivement dénoncé le financement des groupes extrémistes à travers le monde.
Malgré ce long plaidoyer, le chef de l’État américain n’a pas convaincu et levé les doutes sur l’implication de ses partenaires arabes qui n’ont pris qu’une faible part dans les attaques déclenchées lundi 22 septembre, et le soutien de ces actions par le président syrien Bachar al-Assad.

La Russie en ligne de mire

Après avoir dénoncé l’État islamique et inciter les pays à agir, le président américain a également dénoncé « l’agression » de la Russie en Europe. Ce dernier a assuré que « l’agression russe en Europe rappelle une époque où les grandes nations piétinaient les petites pour poursuivre des ambitions territoriales », lors de son allocution devant l’Assemblée générale de l’Onu, en présence du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Le président américain a promis que les sanctions occidentales contre la Russie seraient “levées” si Moscou choisissait « le chemin de la diplomatie et de la paix » en Ukraine. Pour ce dernier, « les actions russes en Ukraine défient l’ordre mondial », dénonçant l’annexion de la Crimée par Moscou et le soutien de la Russie des séparatistes pro-russes en Ukraine.
Barack Obama s’est dit « prêt à reconnaître le rôle de la Russie pour résoudre les défis communs posés aux deux pays. C’est ce qu’ont fait les États-Unis et la Russie au cours des années passées, de la réduction de nos stocks d’armes nucléaires à la coopération pour détruire l’arsenal chimique syrien. C’est le type de coopération que nous sommes prêts à reprendre si la Russie change d’attitude », a-t-il dit.


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