Monde

Bonne et mauvaise violences ?

Violence légitime d’un côté du Golan, crime sur l’autre versant

Témoignages.re / 3 juillet 2012

À Gaza, sur un territoire qui n’est pas le sien, l’Occident approuve l’usage de la violence par Israël.
Israël, nous dit-on, est en état de légitime défense.
En Syrie, sur leur territoire, les autorités syriennes usent d’une extrême violence face à une révolte populaire. Ses dirigeants sont l’objet de l’opprobre des nations.
Pourtant, Israël comme la Syrie sont hors-la-loi. Ces deux pays violent les droits humains et massacrent sans discernement, s’en prenant aux populations civiles accusées d’être complices avec les insurgés. Mais tous les médias de grande diffusion braquent les projecteurs sur la seule Syrie.
Israël a les mains libres pour, depuis 62 ans, commettre les mêmes exactions que Bachar Al Assad (ou son père Hafez Al Assad, encensé par l’Occident).
« Attention, attention, mon p’tit bonhomme, Bachar Al Assad martyrise son propre peuple, c’est là la grande différence ».
Faut-il en conclure que Bachar Al Assad, s’il massacrait un peuple étranger, n’encourrait aucune condamnation ?
Israël et la Syrie ayant une frontière commune, comment peut-on se satisfaire du traitement différent des exactions perpétrées pas ces deux États ?
Vérité sur un versant du plateau du Golan, mensonge sur l’autre versant ?
Jusqu’à quand croit-on pouvoir faire avaliser un tel déni à l’opinion internationale et singulièrement aux États musulmans (même s’ils sont divisés aujourd’hui) de cette région où les foyers de tension (guerres, revendications d’indépendance, révolution) se multiplient. (Libye, Égypte, Yémen, Palestine, Liban, Syrie, Kurdistan, Irak, Iran, notamment) ?

Aimé Habib


Kanalreunion.com