Monde

Grève générale en Belgique

Mise en place d’un plan d’austérité

Céline Tabou / 31 janvier 2012

La grève générale lancée par les syndicats pour contester les mesures d’austérité du gouvernement le jour d’ouverture du Sommet européen à Bruxelles aura paralysé le pays durant 24 heures.

Suite aux mesures d’austérité imposées par le gouvernement d’Elio Di Rupo, comme le relèvement de l’âge de la retraite, les cheminots ainsi que les personnels aéroportuaires et routiers ont lancé la grève pour obliger le gouvernement à revoir son “Pacte de solidarité entre les générations”.

Cette journée de grève générale est la première en Belgique depuis 2005 et la première en « front commun » syndical depuis 1993. La grève est « nécessaire », car les « mesures que le gouvernement est en train de prendre sont inéquitables et injustes », ont souligné les trois grands syndicats du Royaume.

Rapport de force syndicats/gouvernement

Les estimations économiques de la Belgique prévoient une réduction des dépenses de 11,3 milliards d’euros, dans le but de ramener son déficit public sous les 3% du Produit intérieur brut, comme souhaité par l’Union européenne.

Les perspectives de croissance en 2012 seront inférieures au niveau de 0,8% sur lequel a été bâti le Budget en décembre 2011. Cette stagnation, voire une contraction de l’économie, devrait forcer les pouvoirs publics à chercher d’autres sources d’économies lors de la révision du Budget en février. C’est dans cette optique que le Parti socialiste du Premier ministre Elio Di Rupo souhaite augmenter l’imposition du capital.

Les syndicats craignent que le gouvernement ne suspende le système par lequel les salaires sont indexés sur l’inflation. Ce dispositif a été critiqué par la Commission européenne et les organisations économiques internationales, qui estiment qu’il contribue à augmenter les prix et qu’il nuit à la compétitivité belge.

Céline Tabou


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