Monde

Haïti : grand élan de solidarité internationale

Action urgente pour éviter l’aggravation de la catastrophe

Jean Fabrice Nativel / 15 janvier 2010

Face à l’immensité de la tragédie haïtienne, le secrétaire général de l’ONU s’est dit réconforté par l’ampleur de la solidarité affiché de par le monde. Deux villes ont subi des destructions massives, la capitale Port-au-Prince et Jacmel au Sud-Ouest du pays.

Des équipes de secours américaine, chinoise, dominicaine et française sont à présent à l’œuvre, disposant de chiens dans certains cas, pour rechercher des survivants. Les mouvements aériens sont importants, des avions apportant du matériel et des secours. La MINUSTAH a demandé l’assistance des États-Unis pour le contrôle aérien, la tour de contrôle étant détruite.
Rappelant que les 72 premières heures étaient cruciales dans ce genre d’événement pour retrouver des survivants et que l’on en serait à 48 heures en fin d’après-midi, M. Ban a souligné que « la priorité demeurait celle des recherches et des sauvetages. Des gens sont vivants sous les décombres et nous devons sauver autant de vies que possible ».
Dans un point de vue publié jeudi dans le “Washington Post”, l’envoyé spécial du secrétaire général en Haïti, Bill Clinton, estime que ce dont le pays a « le plus besoin dans l’immédiat, c’est d’eau, de nourriture, d’abris et de fournitures médicales de base pour apporter une assistance immédiate aux sans-abris, aux affamés et aux blessés ».
« Les besoins sont énormes. Les besoins sont immédiats, avant tout en fournitures médicales, nourriture, eau, tentes, pelles, équipement lourd », a précisé de son côté M. Ban.
Le secrétaire général a indiqué avoir parlé jeudi matin avec l’Ambassadrice des États-Unis aux Nations Unies, Susan Rice, pour demander au gouvernement américain de fournir des hélicoptères, des ingénieurs et des équipes médicales. Il a ajouté que l’ONU ferait des requêtes similaires à de « nombreux autres partenaires internationaux ».
Sur le terrain, les 3.000 Casques bleus de la MINUSTAH assurent le maintien de l’ordre et de la sécurité. La population reste calme dans l’attente des secours, alors que la police haïtienne n’est plus opérationnelle, ont indiqué deux responsables de la Mission de l’ONU lors d’un point de presse depuis Port-au-Prince par téléconférence avec le siège de l’ONU. Un redéploiement des Casques bleus présents dans l’île est envisagé afin d’acheminer des renforts dans la capitale depuis la ville de Gonaïves dans le Nord qui n’a subi aucun dégât.


Séisme à Haïti

Carel Pedre a dès les premières heures de ce tremblement de terre meurtrier transmis les photos de cette catastrophe aux Rédactions du monde

Carel Pedre, journaliste haïtien à Radio 1, a été pendant les premières heures de ce tremblement terre meurtrier les yeux et la voix d’Haïti. Grâce à Internet, Facebook et Twitter, il a été le seul contact entre cette île — l’une des plus pauvres au monde — et le monde. Aux Rédactions télévisées et écrites, il a transmis les premières photos de cette catastrophe pour qu’elles les diffusent tout en les signant. Il a accordé aussi des interviews.
Les pays — la France, les Etats-Unis, la Chine… — se mobilisent pour porter de l’aide à la population haïtienne en envoyant des hommes, des médicaments, du matériel notamment médical, de la nourriture… Les professionnels sont à la recherche d’hommes, de femmes et d’enfants morts(es) ou vivants(es) coincés sous les bâtiments détruits par ce séisme. Au moment même où cette île était en train de se relever, de se reconstruire… !
« Deux représentants de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont décrit jeudi une situation chaotique à Port-au-Prince, où une grande partie de la population dort dans la rue et où aucun service public ne fonctionne plus. Les habitants de la capitale dorment dehors en raison de la poursuite des secousses sismiques, mais aussi, pour un grand nombre d’entre eux, parce qu’ils n’ont tout simplement plus de toit. Les nuits sont relativement douces — 25 degrés — en cette saison, mais il s’agit toutefois d’une température ressentie comme fraîche par les Haïtiens et tous ne disposent pas de couvertures ».  [1]

Jean-Fabrice Nativel


Liens :
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Vous pouvez aider Haïti en faisant un don :

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- Médecins sans Frontières : en ligne sur http://www.msf.fr ou par courrier à MSF – 8 rue sabin – 75011 Paris ;

- Croix-Rouge française : en ligne sur http://www.croix-rouge.fr ou par courrier à Croix-Rouge française - Séisme Haïti – 75678 Paris cedex 14.


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Contact à La Réunion : Henri-Claude Robert, président départemental : 0692.64.56.85


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