Monde

Hillary Clinton en Afrique australe

Le monde change : la ministre des affaires étrangères des États-Unis dans la région

Témoignages.re / 1er août 2009

La tournée de onze jours en Afrique de la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, mettra en exergue l’engagement de l’administration Obama à faire de l’Afrique une priorité dans la politique étrangère américaine, selon le secrétaire d’État-adjoint, Johnnie Carson. La cheffe de la diplomatie des États-Unis fera notamment étape en Angola, au Kenya et en Afrique du Sud. Il sera question de l’AGOA, une alternative aux APE soutenue par les États-Unis.

Johnnie Carson, secrétaire d’État adjoint a rencontré jeudi la presse pour évoquer la visite, prévue dans sept pays du continent, à compter du 4 août.
Cette visite, qui suit de près celle du président Barack Obama au Ghana, sera, selon M. Carson, « le premier voyage d’un président de la République et d’un secrétaire d’État en Afrique de l’histoire de l’administration américaine ».
Mme Clinton doit se rendre, du 4 au 14 août, au Kenya, en Afrique du Sud, en Angola, en République démocratique du Congo, au Nigeria, au Liberia et au Cap Vert.
Ce voyage débutera par une participation au Forum de coopération économique et commercial d’Afrique sub-saharienne, ou Forum AGOA, à Nairobi, au Kenya, où elle prononcera un discours lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion des ministres, le 5 août.

Rencontre avec Jacob Zuma

Selon M. Carson, la secrétaire d’État rencontrera le président Mawi Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga durant son séjour au Kenya.
« Elle encouragera ces deux leaders à aller de l’avant dans leurs efforts en vue de la réécriture de la Constitution et d’empêcher la reprise des violences qui ont éclaté dans ce pays d’Afrique de l’Est en janvier et février 2007, suite à une élection présidentielle très disputée et contestable » a-t-il observé.
Du Kenya, la secrétaire d’État se rendra en Afrique du Sud, où elle aura l’occasion de rencontrer les nouvelles autorités.
« Elle rencontrera le président Jacob Zuma, mais également le nouveau ministre des Affaires étrangères, l’ambassadeur Mashabane. Ce sera une occasion pour nous de discuter avec les dirigeants sud-africains de questions telles que le Zimbabwe et le VIH/SIDA. Les États-Unis et l’Afrique du Sud ont beaucoup de choses en commun. Ce voyage servira à renforcer une relation importante avec l’Afrique du Sud, un pays qui est le moteur de la croissance régionale », a souligné l’ambassadeur Carson.
De l’Afrique du Sud, la secrétaire d’État s’envolera en Angola.
Selon M. Carson « l’Angola est l’un des plus gros producteurs d’énergie en Afrique subsaharienne et un fournisseur majeur de pétrole et de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) pour le marché américain ».
La secrétaire d’État aura une audience avec le président Dos Santos et retrouvera le ministre angolais des Affaires étrangères qu’elle avait rencontré, il y a environ un mois, à Washington.

8% du pétrole consommé aux États-Unis

Cette visite vise à renforcer les relations avec l’un des pays émergeants d’Afrique australe, un pays doté d’un énorme potentiel économique.
La prochaine étape de la tournée de Mme Clinton après l’Angola sera la République démocratique du Congo, où elle se rendra dans deux villes.
Après la RDC, la secrétaire d’État fera escale à Abuja, au Nigeria.
Selon M. Carson « le Nigeria est certainement le pays le plus important d’Afrique sub-saharienne avec 140 millions d’habitants dont 75 millions de musulmans. C’est également une source majeure d’importation pétrolière pour les États-Unis. Il fournit environ 8 pour cent du pétrole américain. Le Nigeria est également un grand facteur de paix et de stabilité en Afrique de l’Ouest ».
Durant son séjour au Nigeria, la secrétaire d’État discutera avec le gouvernement nigérian d’une série de questions, dont la sécurité en Afrique de l’Ouest, la nécessité de poursuivre les efforts pour renforcer sa démocratie, lutter contre la corruption, mais aussi promouvoir un développement économique plus vigoureux.
Du Nigeria, la secrétaire d’État ira au Liberia, qui est un des pays africains ayant des liens historiquement très importants avec l’Amérique.
La dernière étape de cette tournée sera le Cap-Vert, décrit par l’ambassadeur Carson comme une « success story africaine ».
« C’est un pays qui est géré démocratiquement, bien administré et un pays qui a extraordinairement utilisé l’assistance économique qu’il a reçue des États-Unis, notamment une subvention du "Millennium Challenge Account". Ce voyage réaffirmera notre amitié avec le Capt-Vert », a-t-il conclu.


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