Monde

L’accord fiscal approuvé par la Chambre des représentants

Les États-Unis évitent la récession

Céline Tabou / 3 janvier 2013

Les élus de la Chambre des représentants des États-Unis ont approuvé mardi 1er janvier l’accord adopté plus tôt par le Sénat. Ce vote évite au pays le « mur budgétaire » : 600 milliards de dollars de hausse d’impôts et coupes drastiques dans les dépenses publiques.

Barack Obama a salué cet accord et indiqué qu’il tenait une de ses promesses de campagne, celle d’établir une fiscalité plus juste. L’accord fiscal voté, les problèmes persistent, notamment la question du plafond de la dette, qui devrait donner lieu à de nouveaux débats dans les mois à venir.

L’accord actuel élargit l’assurance chômage de longue durée à deux millions de personnes pendant une année, tandis que la réduction de 109 milliards de dollars du budget de la Défense et de projets de politique intérieure est repoussée de deux mois.

Réélu en novembre après avoir promis de s’attaquer au déficit budgétaire en relevant les impôts sur les plus hauts revenus, Barack Obama a tenu l’une de ses promesses. « L’un des piliers de ma campagne présidentielle était de changer un code des impôts qui était trop favorable aux riches aux dépens de la classe moyenne », a déclaré le dirigeant démocrate lors d’une courte allocution à la Maison-Blanche, quelques minutes après le vote de la Chambre des représentants à majorité républicaine.

Une victoire pour Barack Obama

« Ce soir, nous l’avons fait grâce aux voix des démocrates et des républicains au Congrès  », a-t-il déclaré. Une partie des républicains avait accepté de voter pour ce dispositif, bien qu’ils ne souhaitaient pas augmenter les impôts des contribuables ayant un revenu de plus de 1 million de dollars, ces derniers comptaient augmenter de plus de 300 millions de dollars les coupes budgétaires.

Cette étape passée, le plafond de la dette devra être débattu d’ici quelques mois. Mais Barack Obama a mis en garde ses adversaires contre toute tentation de prendre leur revanche budgétaire. « Je négocierai sur beaucoup de choses, mais je ne débattrai pas encore avec le Congrès sur la nécessité d’acquitter les factures induites par les lois déjà adoptées », a-t-il prévenu. Ce dernier a rappelé les débats de l’été 2011, lorsque l’échéance, similaire à celle-ci, avait coûté aux États-Unis une dégradation de la note de leur dette souveraine par l’agence Standard and Poor’s.

Une fois le texte promulgué par le président américain, le taux d’imposition passera de 35% à 39,6% pour les foyers aux revenus supérieurs à 450.000 dollars par an. Mais dans l’immédiat, Barack Obama a obtenu « l’expiration, pour les plus riches, des cadeaux fiscaux hérités de l’ère de son prédécesseur républicain George W. Bush », a indiqué l’agence de presse “Reuters”.

Céline Tabou


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