Monde

L’Algérie cherche à comprendre les causes du terrorisme

Attentats en France

Jean / 30 juillet 2016

En Algérie, le débat porte d’abord sur la recherche des causes du terrorisme et non pas, comme en France, sur le niveau du recul des libertés à imposer à la population.

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Image France Télévisions

« Le combat doit être aussi politique, idéologique, médiatique. Il est à mener sur tous ces fronts et en synergie avec toutes les forces démocratiques et patriotiques des deux rives de la Méditerranée pour qu’enfin s’instaure la paix et y émergent des Etats de droit ! » 

L’Algérie a payé — et n’a pas fini de payer — les terrorismes dont est jonchée son Histoire. 

Pour ses forces démocratiques, contrairement aux coups de menton hollandistes et/ou vallsiens, pour combattre le terrorisme, il faut d’abord s’attacher à en comprendre les causes. MM. Hollande et Valls s’y refusent proclamant que « comprendre, c’est déjà excuser » sans même se rendre compte que leur propos signe une totale défaite de la pensée, de leur pensée. 

Combattre le terrorisme prétendument adossé à l’Islam, c’est tout au contraire de l’état d’urgence, plus de démocratie, plus de culture, plus de structures d’enseignement, plus de justice, l’abolition de l’apartheid social, plus de dialogue, le refus de la soi-disant fatalité du chômage, etc, et, dans nos relations extérieures, la fin du service de la (fausse) dette, la fin du déséquilibre toujours croissant des termes de l’échange. 

Au lieu de quoi, la “réponse” est une arrogance renforcée à l’intérieur (49-3) et la guerre à l’extérieur puisque, à l’instar d’un génie tel G.W. Bush, nous avons décidé d’aller partout offrir la démocratie à des peuples qui, un jour ou l’autre, comme tant d’autres peuples avant eux, seraient parvenus à bâtir leur propre régime démocratique. 

Bien sûr, il serait malvenu de notre part, ce serait faire preuve de mauvais esprit, vraiment, que de demander pourquoi cette volonté d’offrir la démocratie coûte que coûte n’a jamais concerné le royaume saoudien. 

Jean


« Le terrorisme est la négation de l’humanité »

Le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) s’exprime sur le dernier attentat terroriste en France en faisant le lien avec ce qui s’est passé en Algérie. « A chaque fois que le terrorisme frappe, ici ou ailleurs, remontent en moi les décennies d’horreur de l’Algérie. Pis encore, j’y reconnais la même filiation idéologique, les mêmes méthodes, la même signature.

Le terrorisme islamiste est lâche parce qu’il assassine des civils sans arme, à un moment où la vigilance s’est peut-être relâchée au lendemain de l’Euro 2016. Il est la négation de l’humanité parce que sa barbarie est sans limite », estime le responsable de ce parti dans un communiqué adressé à notre rédaction. Selon la même source, « le terrorisme est en mission politique parce qu’il s’inscrit dans une démarche de prise du pouvoir mûrement réfléchie ». Contrairement à ce que colportent certains courants politiques et médias, ajoute-t-on dans le même communiqué, « le terrorisme islamiste n’est pas aveugle, car il s’appuie sur une machine de guerre redoutable, un état-major et des fantassins ». Pour le PLD, le traitement de ce mal n’est pas exclusivement sécuritaire. « Un travail gigantesque doit être fait en amont parce que le combat doit être aussi politique, idéologique, médiatique. Il est à mener sur tous ces fronts et en synergie avec toutes les forces démocratiques et patriotiques des deux rives de la Méditerranée pour qu’enfin s’instaure la paix et y émergent des Etats de droit ! » 

(Source : El Watwan)


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