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L’ONU appelle à des mesures pour lutter contre la perte alarmante des forêts en Afrique

Environnement

Témoignages.re / 27 octobre 2012

Le sous-secrétaire général des Nations unies chargé des Affaires économiques et sociales, M. Wu Hongbo, juge alarmante la perte pour l’Afrique d’environ 3,4 millions d’hectares de forêts entre 2000 et 2010.

Présidant mercredi une table-ronde sur « Saisir les occasions de croissance verte dans le secteur forestier pour le développement durable de l’Afrique », lors du Forum africain de développement (FAD), tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, il a déclaré que cette tendance ne peut pas continuer et doit être inversée.
« Je pense que le thème de cette session rend pleinement le sens et la portée de ce que doit être notre réponse politique — c’est à dire : comment saisir les opportunités de croissance verte fournies par les ressources forestières de l’Afrique en faveur du développement durable de l’Afrique », a-t-il déclaré.
En Afrique, les forêts couvrent environ 675 millions d’hectares de terres, soit 23 pour cent de la superficie terrestre et contribuent pour environ 6 pour cent du produit intérieur brut (PIB) en Afrique sub-saharienne, alors que les produits forestiers, bois, combustible, représentent 90 pour cent des besoins en énergie des ménages africains.
Les discussions de mercredi ont souligné le besoin urgent de renouveler les efforts du continent pour atteindre les quatre objectifs mondiaux relatifs aux forêts, qui consistent à empêcher la perte du couvert forestier grâce à une gestion durable des forêts, à améliorer les avantages économiques, sociaux et environnementaux tirés de la forêt, à accroître la superficie de forêts gérées durablement et à inverser la baisse de l’aide publique au développement (APD) pour la gestion durable des forêts.
Les taux alarmants de dégradation et de déforestation des ressources forestières en Afrique seraient principalement dus à l’expansion agricole, à l’extraction de bois de chauffage, à l’installation et au développement des infrastructures et aux pratiques de gestion non durables, à l’exploitation forestière illégale et aux feux incontrôlés.
On note parmi les propositions formulées lors de la session la formulation de propositions réalisables échelonnées avec un accent particulier sur le renforcement du rôle des forêts dans la réalisation de la croissance verte, l’augmentation des investissements des forêts et des liens avec d’autres secteurs.


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