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L’ONU plaide pour un soutien financier à la Somalie

Témoignages.re / 12 octobre 2009

La sous-Secrétaire générale de l’ONU pour les Affaires politiques, Lynn Pascoe, a demandé au secteur financier international de soutenir le gouvernement de transition somalien. M. Pascoe, qui s’exprimait jeudi lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Somalie, a estimé que ce soutien était nécessaire pour consolider "les progrès lents mais notables vers la stabilité en Somalie, pays déchiré par les conflits".

Selon lui, "l’argent reçu aujourd’hui en Somalie aura un plus grand impact sur la stabilité que l’argent qui arrivera dans trois mois".

Il a souligné la nécessité de tenir "immédiatement" la promesse d’octroyer 200 millions de dollars US à ce pays faite au début de cette année.

D’après l’officiel de l’ONU, lui et le sous-Secrétaire général au Soutien logistique, Susanna Malcorra, devraient rencontrer les principaux donateurs vendredi pour évaluer le degré de réalisation de cette promesse.

Dans le même temps, selon M. Pascoe, la situation humanitaire s’est "dramatiquement aggravé" au cours des trois derniers mois à cause de l’intensification des combats à Mogadiscio "mais aussi de l’insécurité croissante dans une bonne partie du sud et du centre de la Somalie et de la forte sécheresse".

50% de la population sans ressource

Rappelons que quelque 3,7 millions de personnes soit environ 50 pour cent de la population a maintenant besoin d’aide humanitaire et de moyens d’existence, contre 3,2 millions en janvier.

Présentant le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki- moon, le sous-Secrétaire général a noté que le Gouvernement de transition (TFG) avait surmonté des attaques répétées des groupes lourdement armées et financés depuis l’étranger.

Il a également révélé que l’Union africaine (UA) et sa mission de maintien de paix en Somalie, AMISOM, restaient totalement déterminées à apporter la paix et la stabilité à "un pays qui en a été privé ces deux dernières décennies".

Au-delà du soutien financier international, il a suggéré que les partenaires au développement entament une coopération financière et économique directes avec le TFG.

Le rapport souligne également "la nécessité urgente" d’apporter des ressources supplémentaires à l’AMISOM, qui disposent de quelque 5.200 troupes stationnées à Mogadiscio, soit 65 pour cent de son effectif fixé à 8.000.

Soutenir l’AMISOM

Rappelons qu’en septembre, lors de la 64ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, le Nigeria avait demandé un réexamen du mandat de la mission de l’UA en Somalie pour lui permettre d’imposer la paix dans ce pays.

Récemment, la mission a reçu un coup dur avec la suspension par l’Union européenne (UE) de son soutien financier du fait d’une absence d’obligation de rendre des comptes de la part de l’UA, qui a déployé la mission pour pacifier ce pays de la Corne de l’Afrique.

Suite au retrait du financement de l’UE, plus de 1.500 soldats de l’AMISOM n’ont pas reçu leurs primes depuis trois mois.

Toutefois, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont maintenu leur soutien en fonds et en équipement à cette mission prévue pour 54 mois.

L’ONU a récemment pris en charge la nourriture, le transport et les soins médicaux des 5.000 soldats de maintien de la paix de l’AMISOM.


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