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L’UNISA fête ses 140 ans et inaugure une chaire UNESCO sur les nanotechnologies

Afrique du Sud : une extraordinaire opportunité pour La Réunion. Saurons-nous la saisir ?

Témoignages.re / 6 juin 2013

Sur le plan de la mobilité internationale, cette nouvelle chaire constitue une opportunité réelle pour les universités étrangères, notamment françaises. En effet, la France est le quatrième partenaire scientifique de l’Afrique du Sud. Malgré le dynamisme de cette collaboration scientifique, les échanges d’étudiants, que pourra favoriser cette chaire, restent pour l’heure limités.

L’UNISA (University of South Africa) fête en 2013, 140 ans de développement continu. Elle réaffirme sa place d’université africaine de premier plan avec l’ouverture, le 15 mai dernier, d’une chaire UNESCO sur les nanotechnologies et les nanosciences, ainsi qu’en s’engageant au développement des connaissances des pays, notamment en voie de développement, et des entreprises.

L’UNISA est un établissement d’enseignement et de recherche. Elle possède un bureau dans chacune des 9 provinces d’Afrique du Sud. Avec 350.000 étudiants, dont une part significative en e-learning, UNISA est l’une des plus grandes universités au monde. Elle comporte cinq collèges, auxquels s’ajoutent une Ecole de Management et un Centre d’Etudes sur la Renaissance Africaine. L’UNISA a fait du développement de la recherche une priorité et ouvrira en juillet prochain à Johannesburg un nouveau campus destiné à la recherche expérimentale.??

La main d’œuvre de l’avenir

Pour le professeur Malik Maaza de iThembaLabs, un laboratoire de la National Research Foundation partenaire de la chaire avec l’UNESCO et UNISA, à qui cette chaire a été attribuée, le développement de la recherche est nécessaire dans toutes les universités qui veulent s’efforcer de préparer la main d’oeuvre d’avenir, une priorité en Afrique du Sud, et ainsi devenir un acteur de la société de demain.

 ??Le professeur Maaza est titulaire d’un doctorat en optique neutronique de l’université Paris-sud. Son expérience de plus de 15 ans dans le domaine des nanotechnologies et sa connaissance de l’Afrique du Sud le prédisposait pour l’obtention de cette chaire. Malik Maaza à par ailleurs joué un rôle clé dans la mise en place du South Africa National Laser Centre. Il est enfin vice-président du Conseil National des scientifiques et ingénieurs de France, responsable de la section Afrique du Sud.??

Une force motrice

Les nanosciences sont reconnues comme une des forces motrices pour l’avenir des pays émergents dont fait partie l’Afrique du Sud. Cette chaire aura pour vocation de répondre à des problématiques souvent d’ordre continental tel que la pénurie d’eau qui pourrait atteindre un niveau dramatique en 2025, ou encore le développement des zones rurales par le biais du développement de l’énergie solaire, ou enfin dans le domaine de la santé avec le déploiement des nano-médicaments.??

Elle vise à : ?

- Développer des compétences en Afrique ;

 ?- Développer la mobilité académique et étudiante africaine ; ?

- Donner l’accès à la littérature scientifique et à l’apprentissage en ligne pour les étudiants africains ;

 ?- Mettre en place des coopérations internationales afin de favoriser un plus large accès à la recherche et au développement ;

 ?- Offrir une formation à l’entreprenariat dans le domaine des nouvelles technologies.??

Sur le plan de la mobilité internationale, cette nouvelle chaire constitue une opportunité réelle pour les universités étrangères, notamment françaises. En effet la France est le quatrième partenaire scientifique de l’Afrique du Sud. Malgré le dynamisme de ces collaborations scientifiques, les échanges d’étudiants, que pourra favoriser cette chaire, restent pour l’heure limités.


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