Monde

Le financement du développement essentiel pour le futur agenda de développement durable

Conférence des Nations Unies à Addis-Abeba

Témoignages.re / 16 juillet 2015

Une conclusion positive de la Conférence des Nations Unies sur le financement du développement qui se tient en ce moment à Addis-Abeba, en Ethiopie, est essentielle pour l’avenir de l’agenda du développement durable et pourrait déterminer l’orientation de la coopération internationale pour les années à venir, alors que les négociations sur le projet de résolution sont sur le point d’aboutir, a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, ce mercredi.

« Cette Conférence montre la voie à suivre – avec les gouvernements, les organisations internationales, les institutions financières et commerciales, les entreprises et la société civile qui œuvrent ensemble à un développement durable », a déclaré M. Ban aux journalistes dans la capitale éthiopienne. « Je suis très encouragé par la forte dynamique et l’appropriation de cet objectif par tous les partenaires ».
Dans sa déclaration liminaire, M. Ban a expliqué qu’une conclusion heureuse est essentielle pour instaurer la confiance et la dynamique pour l’adoption d’un agenda de développement ambitieux post-2015 à New York, en septembre et d’un accord universel sur le changement climatique en décembre 2015 à Paris.

Il a également noté que plusieurs initiatives et engagements ont été annoncés cette semaine, qui sont un pilier important des conclusions de la Troisième Conférence internationale sur le financement du développement.

Des avancées

« Pris ensemble, les résultats ici à Addis-Abeba peuvent nous donner les fondements d’un partenariat mondial relancé pour un développement durable qui ne devrait laisser personne sur le bas-côté », a soutenu M. Ban. « J’invite les négociateurs à garder cet objectif à l’esprit alors qu’ils terminent leurs travaux. Je suis impatient de travailler avec tous les partenaires pour saisir les opportunités des mois à venir à construire un monde de prospérité et de dignité pour tous ».

Il a rappelé que depuis le Consensus de Monterey en 2002, la communauté internationale a beaucoup fait de progrès au niveau national et international pour la mobilisation des ressources financières et techniques pour le développement. Cependant, les acquis sont inégaux et de nouveaux défis se posent.

De l’opinion de M. Ban, la Conférence d’Addis-Abeba a montré la voie à suivre – avec les gouvernements, les organisations internationales, les institutions financières et commerciales, les entreprises et la société civile travaillant tous ensemble pour un développement durable.

« Je suis très encouragé par la forte dynamique et l’appropriation des objectifs par tous les partenaires. « En outre, plusieurs nouveaux engagements et initiatives ont été annoncés cette semaine. Ils sont un pilier important des résultats de cette Conférence », a-t-il souligné.

De nouvelles propositions

« D’autres annonces seront faites, ainsi que dans les semaines et les mois à venir. Pris ensemble, les résultats ici à Addis-Abeba peuvent jeter les bases d’un partenariat mondial renouvelé pour un développement durable qui ne laisse personne sur le bas-côté.

Le projet de document de la conférence, qui sera connu comme le Plan d’Action d’Addis-Abeba une fois qu’il sera adopté, présente un « cadre de financement ambitieux » qui inclut des engagements politiques concrets dans au moins six domaines essentiels.

Ceux-ci étant un nouveau contrat social pour un investissement de qualité ; une série de mesures pour les pays les moins développés, dont un engagement à accroître l’aide publique au développement ; un nouveau Mécanisme de facilitation technologique visant à innover pour faciliter le développement, le transfert et la diffusion des technologies nécessaires pour les objectifs de développement durable.
Le projet de document préconise également une coopération internationale plus importante en matière fiscale pour endiguer les flux financiers illicites ; l’intégration de l’égalité entre hommes et femmes dans le cadre du financement de l’agenda de développement ; et de faire comprendre clairement que les actions de chacun doivent être sous-tendues par un engagement fort à protéger et préserver la planète.


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