Monde

Le Tchadien Idriss Deby élu président de l’Union africaine

Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique à Addis-Abeba

Témoignages.re / 31 janvier 2016

Le président tachdien, Idriss Deby a été élu comme nouveau président de l’Union africaine (AU). L’élection a eu lieu à l’entame de la 26e session de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernements samedi.

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Les leaders de notre continent sont réunis en ce moment en Ethiopie.

Le président Deby a mis la priorité sur la recherche d’un règlement politique à la crise en Libye, et a exhorté à la formation d’une Commission de chefs africains pour appuyer les efforts de l’ONU en vue de mettre un terme à la crise politique en Libye.

« Je n’ai pas la prétention de changer les évènements en Afrique. Au moins, j’ai la latitude de vous dire ce qui est utile pour l’Afrique, même si sa matérialisation doit prendre beaucoup de temps », a indiqué le président Deby dans son discours d’acceptation au Sommet.

« L’UA a répondu à nos attentes. Parce que nous n’avons pas les moyens d’y parvenir », a déclaré le président Deby.

Le leader tchadien remplace à la tète de l’organisation continentale, le président Robert Mugabe du Zimbabwe, après un mandat d’un an.

Terrorisme, Soudan du Sud et Burundi

Le président Derby a pris la tête de l’organisation continentale dans un contexte de menaces croissantes de propagation du terrorisme dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Le Sommet de l’UA actuellement en cours a été dominé par le terrorisme, la crise au Soudan du Sud et par la détérioration de la situation au Burundi.

Au cours d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité, (Peace and Security Council, PSC), tenue quelques heures auparavant, les chefs d’État ont écarté le déploiement de troupes au Burundi, ont indiqué des sources à la PANA.

La président de la Commission de l’UA, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, a déclaré que la tenue du Sommet de cette année, avec un accent particulier sur le terrorisme et la situation politique au Burundi et au Soudan du Sud, est la preuve de l’engagement indéfectible de l’UA pour rétablir la paix et la sécurité dans le continent.

Pour les droits des femmes

Au moins 33 leaders africains et le Secrétaire général de l’ONU prennent part au Sommet, également consacré aux questions des droits de l’homme et de la femme.

La décolonisation du Sahara occidental, une question identifiée par le président zimbabwéen, Mugabe, durant son mandat, s’est également invitée au sommet.

Mme Dlamini Zuma a déploré le retard dans l’atteinte d’une résolution finale de la question sur le Sahara occidental.

« Nous devons pousser l’ONU à faire tout pour faire avancer la question du Sahara occidental », a-t-elle déclaré lors de la session d’ouverture du Comité exécutif réuni mercredi.

La Commissaire de l’UA, chargée des Affaires politiques, Aisha Abdullahi, avait affirmé que le sommet de cette année allait “saluer” en particulier les réalisations en matière de droits des femmes.

« Nous sommes en train d’examiner comment l’Afrique peut surmonter les difficultés liées à la protection des droits des femmes. Les femmes n’étaient pas considérées comme des actrices importantes dans leurs économies. Nous avons enregistré des progrès remarquables en matière d’autonomisation des femmes », a déclaré Mme Abdullahi.

Pour mesurer les progrès dans l’autonomisation des femmes africaines, les officiels de l’UA ont déclaré que sur les 37 élections organisées en 2015, au moins 16 se sont déroulées en Afrique. Les élections ont vu davantage de femmes accéder à des postes de décision.

D’autres points inscrits au sommet incluent l’appel des leaders africains à la Cour pénale internationale (CPI) pour l’arrêt de l’utilisation de nouvelles lois adoptées par la Cour dans le procès du Vice-président kenyan, William Ruto.


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