Monde

Makaziwe Mandela : « Il est toujours là »

Nelson Mandela répond à sa famille

Témoignages.re / 28 juin 2013

Intervenant hier à la télévision sud-africaine, Makaziwe, une des filles de Nelson Mandela a annoncé que son père continue de répondre quand on lui parle ou qu’on le touché. Elle a aussi fait part de son indignation face à la manière dont la plupart des médias étrangers suivent l’évolution de la maladie.

Les Sud-africains étaient encore nombreux hier à se presser devant l’hôpital où est soigné Nelson Mandela.

Hier à la télévision sud-africaine SABC, sa fille Makaziwe a donné des nouvelles de sa santé. Selon elle, Nelson Mandela continue de répondre à sa famille. Elle a déclaré qu’« il est toujours là », cherchant à ouvrir les yeux quand ses visiteurs lui parlent.

« Je ne mentirai pas, il n’a pas l’air bien. Mais comme je dis, si nous lui parlons, il répond et tente d’ouvrir ses yeux. Il est toujours là » .

« Mais je pense pour nous, en tant qu’enfant et petits enfants, nous avons toujours cet espoir parce que vous savez, quand nous lui parlons, il fait bouger ses paupières, essayant d’ouvrir ses yeux, et il les ouvrira.

Quand nous le touchons, il répond encore. Et je pense qu’aussi longtemps que Tata répond toujours quand nous lui parlons et quand nous le touchons, nous garderons l’espoir » .

Le développement de la maladie de Nelson Mandela est suivi par les médias du monde, ce qui donne l’impression que le monde est à son chevet. Selon Makaziwe, le comportement inapproprié de plusieurs médias étrangers confine au racisme.

Comme des vautours

Elle a laissé entendre que des journalistes étrangers n’ont pas réussi à respecter la ligne de distance et de respect appropriés dans la culture africaine avec la maladie d’un grand chef vénéré.

« Il y a comme une sorte de racisme de la plupart des médias étrangers, quand ils franchissent la ligne jaune.

C’est vraiment comme des vautours lorsque le lion a dévoré le buffle, ils attendent la carcasse. C’est l’image d’eux que nous avons en tant que famille » , dit-elle avec colère. S’il est naturel que des gens manifestent de l’intérêt pour Nelson Mandela, elle estime que les bornes ont été dépassées, et constate qu’il n’y avait pas cette frénésie médiatique quand Margaret Thatcher, l’ancienne Première ministre britannique, était hospitalisée.

« Si les gens disent qu’ils veulent vraiment prendre soin de Nelson Mandela, alors ils doivent respecter cela. Ils doivent respecter qu’il y a une part de lui qui doit être respectée ».

Problème culturel

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a également exprimé sa préoccupation au sujet de la couverture médiatique et des rumeurs, après qu’un ministre du gouvernement australien soit forcé de s’excuser pour avoir prématurément déclaré que Mandela était mort. « La présidence est dérangée par les rumeurs qui sont véhiculées au sujet de la santé de l’ancien président Mandela. Nous appelons au respect pour la vie privée et la dignité de l’ancien président » , a dit Jacob Zuma.

Pour beaucoup de Sud-Africains, il y a un sentiment que les étrangers ne peuvent pas espérer comprendre la situation à laquelle ils font face, avec l’évolution de la santé de Mandela, et la nation qui commence à faire face à la perte de son plus grand héros.

M.M.


Kanalreunion.com