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OMS : larges gains dans l’espérance de vie au Libéria, en Ethiopie et au Rwanda

Santé publique

Témoignages.re / 16 mai 2014

Trois pays de l’Afrique au sud du Sahara -Liberia, Ethiopie et Rwanda – sont parmi les six du peloton de tête des pays où l’espérance de vie s’est accrue le plus, selon les statistiques 2014 de la santé mondiale publiées jeudi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le rapport des statistiques annuelles de l’OMS montre que les pays à revenus faibles ont fait les plus grands progrès, avec une moyenne de hausse dans l’espérance de vie de neuf années de 1990 à 2012.

Les six premiers pays où l’espérance de vie a augmenté le plus sont le Liberia qui a enregistré une hausse de 20 ans (de 42 ans en 1990 à 62 ans en 2012) suivi de l’Ethiopie (de 45 ans à 64 ans), des Maldives (58 à 77 ans), du Cambodge (54 à 72 ans), du Timor Oriental (50 à 66 ans) et du Rwanda ( 48 à 65 ans).

Les personnes partout vivent plus longtemps, selon le rapport. Sur la base des moyennes mondiales, une fille qui était née en 2012 peut s’attendre à vivre jusqu’aux environs de 73 ans, et un garçon jusqu’à l’âge de 68 ans. Cela fait six ans de plus que la moyenne mondiale d’espérance de vie pour un enfant né en 1990.

« Une raison importante qui fait que la moyenne de l’espérance de vie sur le plan mondial s’est beaucoup améliorée, est que peu d’enfants meurent avant d’atteindre leur cinquième anniversaire », a déclaré Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. Mais il y a encore une division majeure riches-pauvres : les personnes vivant dans les pays à revenus élevés continuent à avoir de meilleures chances de vivre plus longtemps que les personnes vivant dans des pays à revenus faibles.

Un garçon né en 2012 dans un pays à revenus élevé peut s’attendre à vivre jusqu’à l’âge de 76 ans - 16 années de plus qu’un garçon né dans un pays à revenus faibles ( 60 ans d’âge). Pour les filles, la différence est encore plus large ; un fossé de 19 années sépare les espérances de vie dans les pays à revenus élevé et les pays à revenus faibles.

« Où qu’elles vivent dans le monde, les femmes vivent plus longtemps que les hommes, a indiqué le rapport, notant que le fossé entre les espérances de vie mâles et femelles est plus grand dans les pays à revenus élevés où les femmes vivent environ six années plus longtemps que les hommes. Dans les pays à revenus faibles, la différence est d’environ trois années.

« Dans les pays à revenus élevés, beaucoup des gains en espérance de vie sont dus au fait des succès pour faire face aux maladies contagieuses », a déclaré Dr Ties Boerma, directeur du département des statistiques de santé et des systèmes d’information à l’OMS. « De moins en moins de femmes et d’hommes meurent, avant d’atteindre leur 60eme anniversaire, de maladies cardiaques et d’Accidents vasculaires cérébraux. Les pays riches sont devenus meilleurs dans la surveillance et la gestion de l’hypertension artérielle par exemple.

La baisse du nombre de fumeurs a été également un facteur-clé pour aider les personnes à vivre plus longtemps dans plusieurs pays.

De l’autre côté de l’échelle, l’espérance de vie pour à la fois les hommes et les femmes est encore de moins de 55 ans dans neuf pays de l’Afrique au sud du Sahara notamment l’Angola, la République centrafricaine, le Tchad, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Lesotho, la Mozambique, le Nigeria et la Sierra Leone.

Le rapport a indiqué que les trois premières causes de perte d’années de vie, due à la mort prématurée, sont les attaques cardiaques d’ordre coronaires, les infections des voies respiratoires inférieures( telle que la pneumonie) et les Accidents vasculaires cérébraux.

Dans 22 pays (tous en Afrique), 70 pour cent ou plus des pertes d’années de vie (dues à la mort prématurée) sont encore causées par les maladies infectieuses et des conditions s’y relatant. Au même moment, dans 47 pays (avec plus de pays à revenus élevés), les maladies non contagieuses et les blessures causent plus de 90 pour cent des pertes d’années de vie.

En 2012, environ 44 millions des enfants du monde âgés de mois de cinq ans étaient en embonpoint où obèses. Dix millions de ces enfants étaient dans la région africaine où le niveau des enfants en état d’obésité a augmenté rapidement, selon le rapport.


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