Monde

Plus de 600 morts au Brésil

Une région montagneuse d’un pays tropical touchée par les conséquences de fortes pluies

Céline Tabou / 17 janvier 2011

Les intempéries qui sévissent au Brésil, et particulièrement à Teresopolis, ont fait, selon le dernier bilan publié par le gouvernement, au moins 610 morts et 14.000 personnes sont sans abri au Nord de Rio. La nouvelle présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a décrété samedi 15 janvier un deuil national de trois jours.

Des torrents d’eau et de boue provoqués par des pluies diluviennes dans la nuit du mercredi 12 janvier ont dévasté la région montagneuse située à environ 100 km de Rio de Janeiro. Les intempéries ont détruit des dizaines de maisons et enseveli des familles entières dans la nuit. Les météorologues expliquent qu’il est tombé sur la région, depuis le mercredi 12 janvier, l’équivalent d’un mois de pluie.

Un pays endeuillé

« Le bilan va énormément augmenter. Il y a encore beaucoup de personnes ensevelies sans pouvoir être aidées, car les équipes de secours ne peuvent se rendre auprès d’elles », a indiqué le maire de Teresopolis, Jorge Mario. Ce dernier a ajouté que trois quartiers de sa ville avaient été détruits.
Dans les villes les plus touchées comme Teresopolis et Nova Friburgo, les morgues sont saturées. Dans les cimetières, les enterrements s’enchainent. « Jusqu’à maintenant, nous avons enterré 15 personnes », a témoigné à EuroNews un administrateur de cimetière. Ce dernier a ajouté que « nous devons encore en inhumer 65 avant la fin de la journée. Nous avons l’ordre d’enterrer les corps au plus vite, qu’ils soient identifiés ou non ».
Face au nombre grandissant de morts, le Ministère brésilien de la Santé a mis en garde sa population contre les risques d’épidémies et demandé à la population sinistrée de ne pas boire l’eau des puits, qui est contaminée.

Des conséquences économiques considérables

Les habitants tentent de quitter la région de Rio, mais l’essence est rationnée et les routes restent dangereuses, car sur le point de s’effondrer à plusieurs endroits. A court terme, la pénurie de nourriture entraîne des hausses de prix des aliments, voire leur disparition. En effet, l’Agence France Presse a révélé qu’il était très difficile de trouver des légumes frais à Rio, car la région était la principale zone de production maraîchère de l’État de Rio.
Sur le plan touristique, Michel Chertouh, vice-président de l’Association brésilienne hôtelière, a estimé les pertes à 30 millions de dollars. La présidente a débloqué 780 millions de real (467 millions de dollars) pour les sinistrés.
Il s’agit de la pire catastrophe de ces dernières décennies pour le Brésil, mais cette catastrophe a suscité la solidarité dans tout le pays. Vingt tonnes d’aliments ont été recueillies par la Défense civile, et à Rio, des centaines de personnes ont fait don de leur sang.

Céline Tabou


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