Monde

Première visite d’Etat aux Etats-Unis pour François Hollande

Le président français rencontre Barack Obama

C.T. / 11 février 2014

Le président français s’est rendu en visite d’Etat pour la première fois depuis Jacques Chirac en février 1996 aux Etats-Unis, afin de rencontrer Barack Obama. Pour ce dernier, c’est "le big deal", le président américain reçoit son septième invité de marque à la Maison Blanche.

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Tribune libre co-signée par les 2 présidents, et publiée dans le Washington Post et Le Monde.

Cette visite possède un caractère particulier, car il s’agit là d’un signal d’amitié fort, et une récompense, a expliqué l’Agence France Presse. Une nouvelle relation qui fait fi de celle mise en place par Nicolas Sarkozy, le "pro-américain". Un comportement simple et distant qu’apprécie Barack Obama chez François Hollande.

Conforter son homologue français

Barack Obama conforte son homologue français, car il sait que la France reste la 5e puissance mondiale, hébergeant le siège de 31 des plus grosses multinationales et les Etats-Unis sont le premier investisseur étranger. Pour Washington, Paris reste l’un des éléments essentiels de l’Union européenne, l’autre étant l’Allemagne, mais les révélations d’écoute téléphonique visant Angela Merkel restent une zone de tension entre les deux pays.

Pour la Maison Blanche, la France est devenue une alliée quand elle a envoyé des soldats au Mali ou encore en Centrafrique. Certains observateurs affirment que les Etats-Unis sont satisfaits, car la France intervient avant même que les Américains le fasse dans des conflits. Les deux présidents ont d’ailleurs lancé un appel commun à un accord ambitieux sur le climat, dans une tribune publiée lundi 10 février par Le Monde et le Washington Post. Ces derniers ont présenté leur partenariat comme un "modèle".

Un modèle qualifié d’"alliance transformée", sur la base d’une amitié "enracinée" de plus de deux siècles, "notre partenariat toujours plus étroit constitue un modèle de coopération internationale", ont-ils expliqué. Face aux nombreux différents entre les deux pays, Barack Obama et François Hollande attestent qu’"il y a dix ans à peine, peu nombreux étaient ceux qui pensaient que nos deux pays allaient travailler ensemble aussi étroitement dans tant de domaines". "Mais notre alliance s’est transformée au cours des dernières années. Depuis le retour de la France dans la structure de commandement de l’OTAN, il y a quatre ans, nous avons développé notre coopération à tous les niveaux".

Une déclaration commune

A la veille de la Conférence sur le Climat de 21015 à Paris, les deux présidents ont décidé d’"appeler tous les pays à s’associer à notre recherche d’un accord mondial ambitieux et global pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre par des mesures concrètes". Pour les deux hommes, le sommet sur le climat être "l’occasion de réaffirmer nos ambitions", car "comme toujours, l’avenir que nous voulons doit se mériter".

Alors que les deux pays tentent de reprendre la main sur le continent africain, avec la présence française au Mali mais aussi en Centrafrique, les USA ont tenté au cours des derniers mois de renouer leurs relations avec les dirigeants africains. Raison pour laquelle Barack Obama a appelé à un premier Sommet américano-africain à Washington. Pour contrer la Chine, les deux dirigeants ont indiqué dans leur tribune vouloir partager "le poids et le prix du leadership" avec le plus grand nombre de pays. Les deux hommes ont d’ailleurs affirmé que l’Afrique est le théâtre "le plus visible" du "nouveau partenariat" noué par leurs deux pays, a indiqué l’AFP.

"Plus qu’ailleurs, c’est peut-être en Afrique que notre nouveau partenariat trouve son expression la plus visible", citant le Mali, "tout le Sahel", la République centrafricaine, "tout le continent, du Sénégal à la Somalie". Les deux président ont noté que "parallèlement au nouvel élan imprimé à notre alliance sur la scène mondiale, nous cherchons à approfondir notre relation économique".

SaiLin


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