Monde

Thabo M’Beki appelle à respecter le droit des Zimbabwéens à décider

Suite des élections au Zimbabwe

Témoignages.re / 7 août 2013

L’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, qui a facilité la conclusion d’un accord de paix au Zimbabwe en 2008, a appelé mardi les nations africaines à respecter les droits des Zimbabwéens à choisir leur propre leader et leur permettre de trouver leurs propres solutions à leurs problèmes.

Thabo Mbeki a fait ces commentaires après que le Botswana, qui partage des frontières avec le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, a déclaré qu’il ferait pression sur les dirigeants d’Afrique australe pour obtenir un audit des élections.
Le chef de la diplomatie du Botswana, Phandu Skelemani, a déclaré que son pays était préoccupé par le fait que le vote n’avait pas été à la hauteur des normes établies par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), et que les résultats définitifs ne pouvaient être reconnus comme justes, transparents et crédibles.
M. Mbeki a noté qu’il y avait eu « une campagne soutenue » à travers le monde pour discréditer les élections de la semaine dernière avant même qu’elles ne se tiennent.
A travers l’accord de 2008, M. Mbeki a réussi à faire revenir le leader de l’opposition, Morgan Tsvangirai, de l’exil qu’il s’était imposé en Afrique du Sud et à rejoindre un gouvernement d’union nationale avec la Zanu-PF du président Robert Mugabe.
A l’époque, M. Mbeki avait mis en garde contre un effondrement du Zimbabwe qui serait désastreux pour l’Afrique du Sud.
« Nous ne pouvons pas laisser le chaos total s’installer. Je ne sais pas comment nous pourrions faire face », avait-il prévenu.
On rappelle que l’Afrique du Sud a félicité le président Mugabe pour son élection, alors que le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-T) de Tsvangirai a rejeté les résultats, dénonçant les irrégularités du scrutin, mais aussi les inscriptions sur les listes électorales avant d’appeler à de nouvelles élections.
Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont condamné l’issue des élections.

La Zambie pour la levée des sanctions

La réaction de Zambie montre que vu d’Afrique, le résultat des élections n’est pas perçu de la même manière que vu de l’Occident.

Le gouvernement zambien a appelé les pays qui maintiennent encore leurs sanctions contre le Zimbabwe à les lever dans l’intérêt notre humanité commune.
Dans un message de félicitations au président zimbabwéen, Robert Mugabe, suite à sa réélection, le président par intérim de la Zambie, Alexander Chikwanda, également ministre des Finances, a estimé que les sanctions n’avaient plus d’utilité.
« Il est, par conséquent, moralement inconcevable de maintenir un ostracisme éternel du Zimbabwe de la communauté des Nations. On doit permettre au glorieux peuple du Zimbabwe, tourné vers le futur, appliqué et ingénieux d’avoir l’opportunité de prospérer et d’apporter une contribution utile à la prospérité et au bien-être général », a-t-il dit.
M. Chikwanda a demandé aux Zimbabwéens de rester calmes et unis.
Le président du Nigeria félicite Robert Mugabe

Tout en félicitant Robert Mugabe, le Nigeria salue la décision de Morgan Tsvangirai de contester légalement le résultat plutôt que d’entreprendre des actions pouvant déstabiliser le pays.

En félicitant le président Robert Mugabe suite à sa victoire à l’élection présidentielle de la semaine dernière au Zimbabwe, le président nigérian, Goodluck Jonathan, a exhorté lundi les autorités d’Harare à œuvrer en faveur du bien-être et du progrès de tous les Zimbabwéens.
Un communiqué de la présidence publié à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, cite les propos du président Jonathan exhortant Robert Mugabe à assurer que toutes les personnes et les partis qui s’étaient opposés à la tenue du scrutin et aux résultats proclamés aient toutes les possibilités de faire recours auprès des autorités juridiques en vue d’obtenir réparation comme le stipulent la constitution et le code électoral du pays.
Il indique que M. Jonathan a salué la décision du principal leader de l’opposition, Morgan Tsvangirai, d’exercer ce droit pour obtenir gain de cause de manière pacifique et légale, au lieu de mener des actions illégales qui pourraient replonger le Zimbabwe dans l’instabilité politique.


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