Monde

Tous ces morts pouvaient être évités

250.000 victimes : pas de fatalité mais des explications

Céline Tabou / 12 janvier 2012

A 15 mois d’intervalle, deux séismes d’intensité similaire dans le monde. L’un a tué 250.000 personnes à Haïti, l’autre quelques milliers au Japon. L’explication, c’est que le Japon a eu les moyens de construire des bâtiments capables de résister aux tremblements de terre.

Le séisme de magnitude 7 qui a touché Haïti, le 12 janvier 2010 était aussi violent que le séisme au Japon, le 11 mars 2011. Ces deux catastrophes naturelles auront eu un impact majeur dans la vie des Haïtiens et des Japonais, mais les conséquences n’en n’ont pas été les mêmes, notamment sur le plan humain et territorial.
Le Japon connait aujourd’hui une catastrophe nucléaire sans précédent, mais le nombre de victimes n’aura pas été aussi élevé que celui d’Haïti. En effet, près de 250.000 Haïtiens ont perdu la vie dans ce tremblement de terre, tandis qu’au Japon, le tremblement de terre a été beaucoup moins meurtrier. Cela s’explique par la qualité des constructions japonaises et à leur savoir faire antisismique, qui ont permit à des bâtiments de tenir le choc d’un séisme de magnitude 9, comme ce fut le cas, le 11 mars 2011.
Habitué aux séismes, Haïti a connu de nombreux tremblements de terre, notamment en 1842, où Fort Liberté, Port de Paix, Santiago de las Saballeros ont été détruit et 10.000 personnes sont décédées au Cap Haïtien. Zone sismique, Haïti n’a pas pu développer de politique d’aménagement du territoire, comme au Japon, qui connait également chaque année des périodes sismiques. La comparaison vient de l’absence de moyen des autorités haïtiennes qui n’ont pu, comme le Japon, troisième puissance économique mondiale, construire des bâtiments pouvant faire face aux tremblements de terre.
Ces deux situations mettent en avant la nécessité de mettre en place une nouvelle de collaboration et d’échanges mondiaux permettant à chacun de profiter des savoirs des autres. En effet, le savoir faire japonais pourrait permettre aux Haïtiens de construire des infrastructures solides et résistantes, réduisant ainsi les risques d’une nouvelle catastrophe humaine que celle de janvier 2010.

Céline Tabou



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  • Mieux encore, parmis les 20 000 morts au Japon, plus de 90% sont dû au tsunami, ainsi, moins de 2 000 morts sont à attribuer au séisme en lui-même. De plus, il est tout aussi bon de préciser qu’aucun bâtiment ne s’est effondré ! Non aucun, les intérieurs furent certes très chamboulés, certaines façades se sont détériorées, mais tous les bâtiments sont restés debout, le plus grave incident fut l’effondrement d’un toit sur un seul étage dans un immeuble de Tôkyô mais aussi dans un gymnase, puis certains aqueducs qui ont cédé comme à la raffinerie de Ishihara provoquant d’importants incendies, sinon bien évidement des routes furent défoncées et quelques ponts sont tombés, bien que, signalons-le, la voie ferrée suspendue qui traverse la moitié de la ville de Sendai ne s’est aucunement effondrée et est intact, idem pour la Tôkyô Sky Tree, la plus grande tour relais du monde mesurant 634, quand même ! C’est une prouesse du génie Japonais qui mérite d’être souligné comme il se doit...

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