Monde

Un comité provisoire pour la fin de la "Françafrique" créé à Paris

Pour de nouvelles relations entre deux continents

Témoignages.re / 23 septembre 2009

Plusieurs personnalités de la diaspora africaine à Paris ont créé un comité provisoire pour le démantèlement du système des relations opaques entre la France et l’Afrique, connu sous le nom de "Françafrique", a annoncé mercredi le président du comité, Lanciné Camara.

"Après mûres réflexions, nous sommes arrivés à la conclusion que les relations entre la France et l’Afrique ne seront jamais saines et transparentes tant que la Françafrique continuera d’exister. Le comité est un premier pas pour la mise à mort de ce mode de relations clientéliste", a-t-il soutenu.

Présentant le programme d’activités du comité, M. Camara, qui est par ailleurs président de l’Union internationale des journalistes africains (UIJA), a indiqué qu’il tiendra sa seconde réunion en octobre avant d’organiser une "grande marche pacifique" en novembre prochain.

"La marche pacifique qui nous amènera à l’Elysée sera le point culminant des activités de notre comité. D’ici là, nous travaillerons à mobiliser toutes les énergies de la diaspora africaine. Car la Françafrique continue de faire du mal à toute l’Afrique francophone", a martelé le président du comité provisoire.

Pour lui, le moment est venu de demander au président français Nicolas Sarkozy de respecter sa promesse de campagne électorale de rompre d’avec la Françafrique.

S’exprimant à Cotonou, au Bénin, en mai 2007, le président Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, s’était engagé à mettre fin à "l’ère de réseaux d’un autre temps, avec des émissaires qui n’ont d’autres mandats que ceux qu’ils inventent".

"Aujourd’hui, nous voulons le prendre au mot et obtenir qu’il signe l’acte de décès de la Françafrique", a insisté M. Camara.

Plusieurs organisations françaises de la Société civile, dont "Survie" et le "Secours catholique", dénoncent régulièrement le type de relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique, estimant que ces relations ne sont pas fondées sur un partenariat "gagnant-gagnant".


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