Monde

Un milliard de personnes touchées en 12 ans

Catastrophes naturelles

Témoignages.re / 10 juillet 2012

Depuis l’an 2000, un million de personnes ont perdu la vie dans des catastrophes provoquées par les aléas naturels, et un autre milliard subit les conséquences de ces catastrophes. La vaste majorité des personnes touchées vivent dans des pays en développement. Des études révèlent que les populations pauvres du monde sont beaucoup plus exposées aux risques naturels, souligne le Programme des Nations unies pour l’Environnement.

La réduction des risques de catastrophe doit être au cœur du développement. Chaque dollar investi dans la réduction des risques peut faire économiser jusqu’à sept dollars, en termes de pertes économiques dues aux catastrophes.
L’investissement dans la réduction des risques de catastrophe reste faible à travers le monde. On estime qu’entre 2000 et 2009, les donateurs ont versé 363 milliards de dollars américains aux 40 pays les plus pauvres du monde au titre de l’aide au développement, et que seul 1% de cette somme a été alloué à la prévention des catastrophes.
Outre l’investissement dans la réduction des risques, une attention particulière doit être accordée au renforcement de la résistance face aux catastrophes récurrentes. Les communautés qui investissent et réinvestissent sans cesse dans des projets mal planifiés se trouveront entraînées dans un cycle continu de redressement. L’objectif de « reconstruire en mieux » nécessite d’adopter une approche associant les savoirs, une bonne compréhension du contexte et la volonté d’améliorer la situation.
Lorsqu’ils sont bien planifiés, les efforts de redressement peuvent contribuer à restaurer et à soutenir les efforts de développement, en permettant de transformer les communautés, de lancer les réparations et de répondre aux besoins immédiats de redressement. Lorsqu’ils sont mal gérés, ils peuvent accroître les inégalités et la vulnérabilité face au risque de nouvelles catastrophes.
Les 3 et 4 juillet derniers, le gouvernement du Japon a accueilli à Sendai les délégués de près de 70 pays et de 14 organisations internationales à l’occasion de la Conférence ministérielle mondiale sur la réduction des risques de catastrophes naturelles. Cette conférence a été l’occasion d’examiner la meilleure façon de travailler ensemble pour éviter ou limiter l’impact des catastrophes au niveau mondial.


Inondations : jour de deuil national en Russie

Alors que la Russie observait hier un jour de deuil après la crue qui a fait au moins 171 morts près de la mer Noire, les journaux dénoncent à l’unisson la gestion gouvernementale. En cause : la négligence des autorités locales, incapables d’en finir avec les catastrophes naturelles.
A l’unanimité, la presse russe relevait lundi l’incapacité du pays à en finir avec l’enchainement des catastrophes après la violente crue qui a fait au moins 171 morts à Krymsk, près de la mer Noire. « La tragédie de Krymsk (...) est la démonstration parfaite de ce à quoi peuvent mener la négligence et la vie au petit bonheur la chance », écrit le quotidien pro-Kremlin “Izvestia”.
Le journal économique “Vedomosti” souligne que les autorités étaient bien conscientes des risques d’inondations dans la région, d’autant qu’elle avait déjà été victime de crues en 2002 qui avaient fait environ 200 morts. La catastrophe « montre la même défaillance des autorités à défendre la population des catastrophes naturelles qu’à la défendre des bandits », juge le quotidien, condamnant « l’incompétence et l’irresponsabilité » des responsables politiques.
Quant au gouverneur de la région de Kranodar, Alexandre Tkatchev, il répond à ces attaques en décrivant la crue comme « une énorme surprise », dans une interview publiée lundi dans “Izvestia”. Il ajoute : « C’est une catastrophe équivalente à un tremblement de terre... que peut-on faire ? L’Homme ne peut ici rien faire, il n’a aucune possibilité ».


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