Monde

Une politique environnementale durable pour la Thaïlande

Développement durable

Céline Tabou / 11 avril 2011

Depuis plus d’une semaine, le Sud de la Thaïlande fait face à des intempéries qui ont fait 40 morts, ont annoncé les autorités dimanche 10 avril. Des milliers de personnes se sont réfugiés dans des abris temporaires et les intempéries ont détruit des maisons et infrastructures. De plus, les glissements de terrain ont détruit ponts et routes dans 10 provinces du royaume.

Les régions côtières de Nakhon Sri Thammarat, Surat Thani, Phattalung, Chumphon, Trang and Satun, ainsi que les îles touristiques de Koh Samui, Koh Phangan et Koh Tao, ont été fortement touchées par cette catastrophe.

De même, Bangkok n’est pas épargnée par la pluie, car la ville qui, d’ordinaire, voit peu de pluie en mars-avril est sous les eaux à certains moments de la journée. Selon les Thaïlandais, ces pluies ne sont pas l’œuvre du changement climatique, mais de la colère des Dieux.

Bouleversement météorologique

Alors que le pays traverse une catastrophe humaine et matérielle importante, les hauts responsables du Climat de 174 pays s’étaient donné rendez-vous pour discuter des changements climatiques et de leurs conséquences. A la fin de cette réunion (3-8 avril 2011), la secrétaire exécutive de la Convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique (CCNUCC), Christiana Figueres, a jugé cette rencontre « positive et constructive ». Celle-ci a indiqué que « les divisions persistantes entre les gouvernements » avaient été mises en évidence, et que celles-ci devront être « résolues » avant la conférence de Durban en décembre prochain.

Cette année, la Thaïlande vit des conditions météorologiques très inhabituelles pour la saison, notamment avec des inondations, mers agitées, des tempêtes et des températures très en dessous des normales saisonnières. La sécheresse sévit dans le Nord et de graves inondations détruisent tout sur leur passage dans le Sud.

Face à cette situation, le gouvernement a souhaité que le Protocole de Kyoto soit maintenu afin de maintenir la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Cependant, le Japon reste sur ses positions et ne désire pas ratifier à nouveau le traité international signé en 1995.

Poursuivre une politique mondiale de l’environnement

Parmi les priorités, Bangkok souhaite faire progresser les mesures prises lors du Sommet de Cancún sur le financement de la lutte contre le changement climatique et sur les technologies à utiliser, notamment leur transfert aux pays en voie de développement. En effet, les autorités ont pris conscience de l’importance de l’aménagement du territoire, de la prévention et surtout de la mise en place d’une politique durable et efficace.

Selon la city Hall de Bangkok (mairie), près de 2.700 bâtiments dans la capitale pourraient être endommagés par un éventuel tremblement de terre. La mairie a expliqué que l’éventualité d’un séisme dans les années à venir n’était pas exceptionnelle, car Bangkok n’est pas loin de deux lignes de faille actives.

Afin d’éviter toute catastrophe, les autorités avaient édité une loi en 2007, stipulant que les bâtiments de 23 mètres de haut et plus sur une surface de 10.000 mètres carrés devaient avoir des structures capables de résister à un tremblement de terre d’au moins 5 sur l’échelle de Richter. « Cependant, il n’y a pas encore eu de mise en place d’une agence, ou d’un corps administratif chargé de contrôler l’application de cette loi », a indiqué le site d’information thailande.fr.

Texte et photos CT


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