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Virus H5N1 : la FAO lance l’alerte en Afrique de l’Ouest et centrale

Alerte sanitaire

Témoignages.re / 19 juillet 2016

Les pays de l’Afrique occidentale et centrale sont en état d’alerte du fait que le virus de la grippe aviaire hautement pathogène (H5N1) continue de se propager dans toute la région, avec le Cameroun devenant le dernier pays africain à détecter la maladie, a déclaré mercredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Un communiqué de la FAO transmis à la PANA à New York a souligné que le virus de la volaille peut infecter et causer la mort chez l’homme et tuer la volaille à un taux élevé.

Les derniers foyers de H5N1 ont été confirmés récemment dans les fermes de poulets au Cameroun, mettant la production de volailles dans le pays et ses Etats voisins à haut risque, notant que, « c’est la première fois que la maladie a été retrouvée en Afrique centrale depuis 2006 ».

« Cela porte le nombre de pays qui ont lutté contre la grippe aviaire en Afrique occidentale et centrale à six, y compris également le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger et le Nigeria », a-t-il déclaré.

« Le Nigeria continue d’être le pays le plus touché avec le nombre total de foyers dépassant 750 avec près de 3,5 millions d’oiseaux morts ou abattus, tandis que les foyers nouvellement enregistrés au Cameroun soulèvent des préoccupations importantes que la maladie peut avancer vers le sud, déclenchant des réponses d’urgence nationale et mondiale pour la contenir, et des examens de santé des travailleurs de la volaille ».

L’agence onusienne a alerté les gouvernements voisins à être vigilants et à poursuivre leurs efforts de surveillance et de prévention, y compris la messagerie commune pour le partage du public et des données entre les secteurs de la santé et de l’agriculture publiques.

« Nous observons une propagation rapide de la maladie qui a des effets dévastateurs sur les moyens de subsistance dans les communautés. Le H5N1 provoque d’importantes pertes d’aliments nutritifs et menace les moyens de subsistance des agriculteurs, en particulier dans des environnements pauvres en ressources où les gouvernements ont des difficultés à fournir une compensation financière pour les pertes », a déclaré M. Abebe Haile Gabriel, Représentant régional adjoint de la FAO pour l’Afrique.

Il a également déclaré que « les restrictions commerciales posent souvent une contrainte supplémentaire sur les économies déjà en difficulté. »

La FAO a révélé que la souche H5N1 de la grippe aviaire a causé la mort de dizaines de millions de volailles et des pertes de dizaines de milliards de dollars dans le monde entier depuis que le virus s’est propagé pour la première fois à l’échelle internationale en 2013, et au Cameroun seul, les pertes se sont additionnées jusqu’à un montant estimé à 20 millions de dollars américains.

Pendant ce temps, la FAO travaille en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) pour offrir une assistance aux pays membres relative à l’évaluation des risques, la planification d’urgence, les conseils techniques et le matériel de laboratoire.

Elles contribuent également à enquêter sur les cas potentiels de grippe aviaire chez les animaux et les humains et à localiser la source de l’infection.

Au Cameroun, la FAO stimule la capacité des services vétérinaires locaux pour répondre rapidement aux nouveaux foyers et travaille avec le gouvernement pour finaliser un plan similaire à ceux appliqués dans d’autres pays frappés par le virus.


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