Moyen-Orient et Afrique du Nord

Accusations de crimes contre l’humanité à Gaza : l’ONU appelle à enquêter

Plus de 600 Palestiniens massacrés

Témoignages.re / 23 juillet 2014

Le Conseil des droits de l’homme tient aujourd’hui une séance extraordinaire sur la situation dans les territoires occupés. Navi Pilay, Haut commissaire de l’ONU aux droits humains, a souligné que les attaques contre les civils à Gaza s’apparentent à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. De lourdes accusations sont lancées, elles méritent une enquête.

A Genève ce 23 juillet, Navi Pilay, Haut commissaire de l’ONU aux droits humains, a fait un rapport sur la situation dans la Palestine occupée. Elle a listé toute une série d’exactions commises contre la population palestinienne. En voici quelques uns :

Le 13 juillet, l’armée israélienne a tué deux femmes se déplaçant en chaise roulante lors du bombardement d’un centre pour personnes handicapées.

Le 16 juillet, 7 enfants jouant sur une plage ont été attaqués par des bombardiers israéliens puis par des tirs venant d’un navire. 4 d’entre eux de la même famille sont morts.

Le 21 juillet, l’armée israélienne a tiré sur un hôpital, trois morts et des dizaines de blessés.

« Ce ne sont que quelques exemples où il semble avoir de fortes possibilités que le droit humanitaire international ait été violé, d’une manière qui pourrait se comparer à des crimes de guerre. Chacun de ces faits doit faire l’objet d’une enquête indépendante », a-t-elle dit.

Navi Pilay constate d’ailleurs que depuis le déclenchement de l’attaque israélienne à Gaza, la population est soumise à d’intenses bombardements quotidiens, par des avions, des bateaux et des tanks. Plus de 600 Palestiniens sont morts sous les bombes, dont 147 enfants et 74 femmes.

Selon les premières évaluations de l’ONU, 74% des tués sont des civils. Cette proportion ne cesse d’augmenter depuis le début des opérations de l’armée de terre.

La Haut commissaire rappelle sans équivoque à tous les acteurs du conflit que les civils ne doivent pas être visés. Le respect du droit de vivre des civils, notamment des enfants, doit être une préoccupation première, dit-elle en substance. Ne pas respecter ces principes, cela peut être comparé à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, affirme Navi Pilay.

Et cela n’est pas parce qu’Israël a demandé à la population d’évacuer avant l’attaque qu’Israël est exonéré de ces obligations envers le droit international.

Crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont deux des plus graves crimes, et les accusations crédibles doivent faire l’objet d’une enquête, a-t-elle conclu.


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