Moyen-Orient et Afrique du Nord

Ban Ki-moon alarmé par les nombreuses peines de mort prononcées en Égypte

Droits humains

Témoignages.re / 29 avril 2014

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exprimé lundi ses préoccupations suite aux nombreuses peines de mort prononcées en Égypte où plus de 680 personnes sont en procès.

Un communiqué onusien publié à New York indique que M. Ban Ki-moon va soulever cette question au cours de la semaine, lors d’une réunion avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Nabil Fahmy.

Il a indiqué que : "Aujourd’hui la décision juridique fait suite à l’inculpation le 24 mars de 529 prévenus de différents chefs d’accusation, dont l’appartenance à une organisation illégale (les Frères musulmans), incitation à la violence, vandalisme, réunion illégale et meurtre d’un policier".
Toutes ces charges sont relatives aux évènements d’août 2013 après la destitution du gouvernement du président Mohamed Morsi.

Le patron de l’ONU a déclaré : "Les verdicts qui ne semblent pas respecter les normes d’un procès équitable, surtout pour condamner à mort, sont susceptibles de compromettre les perspectives de stabilité à long terme dans le pays".

Il a affirmé être également conscient des implications régionales et sécuritaires de tels verdicts et a souligné que la stabilité en Égypte est essentielle pour celle de toute la région de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient.

Le communiqué indique également en plus que le patron de l’ONU est préoccupé par un arrêt du tribunal prononcé lundi, interdisant les activités du ’’Mouvement des Jeunes du 6 avril’’ qui avait mobilisé pour appuyer la destitution de Hosni Mubarak en 2011 et le renversement de Morsi, l’année dernière.

Il a déclaré que Ban est déçu que la Cour d’appel, en date du 7 avril, ait confirmé l’emprisonnement de trois figures emblématiques de l’insurrection de 2011, dont deux fondateurs du mouvement des jeunes.

Soulignant le respect de l’indépendance de la justice, le Secrétaire général et le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay, a fait part de ses inquiétudes avant et après la promulgation de la loi régissant les manifestations.

Ils ont également déclaré qu’elle pourrait mener à de graves violations de la liberté de manifestations pacifiques.


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