Moyen-Orient et Afrique du Nord

Cessez-le-feu en Syrie

Sous l’égide du gouvernement syrien, de la Russie et de la Turquie

Témoignages.re / 30 décembre 2016

La guerre civile en Syrie va cesser. C’est la décision actée sous l’égide du gouvernement syrien, de la Russie et de la Turquie. Le conflit sera désormais limité à un affrontement avec un seul ennemi, les Djihadistes. Les États-Unis et leurs alliés occidentaux sont restés totalement à l’écart de cette réussite de la négociation.

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Réfugiés syriens secourus sur l’île de Samos en Grèce. (photo MOAS.eu/Jason Florio 2016)

Un accord de cessez-le-feu a été conclu entre le régime de Damas et l’opposition syrienne sous l’égide de Moscou et Ankara. L’armée syrienne a annoncé jeudi ’un arrêt total des opérations militaires’ qui doit entrer en vigueur à minuit.

Le cessez-le-feu exclut toutefois les djihadistes du groupe Etat islamique (EI), ainsi que ceux du Front al-Nosra, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda rebaptisée Fateh al-Cham, selon le communiqué de l’armée syrienne.

Au total, sept groupes rebelles, dont le puissant Ahrar al-Cham, comptant 62’000 rebelles armés ont signé l’accord. La Coalition nationale syrienne, principale formation de l’opposition en exil, a confirmé jeudi son soutien au cessez-le-feu.

Annonce simultanée par Damas, Moscou et Ankara

L’information a également été annoncée par le président russe Vladimir Poutine et le ministère turc des Affaires étrangères. Moscou et Ankara se portent garants du cessez-le-feu, a précisé la Turquie.

’Trois documents ont été signés : le premier est entre le gouvernement syrien et l’opposition armée sur le cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien’, a déclaré Vladimir Poutine, en précisant que le deuxième portait sur la mise en place de mesures visant à contrôler le respect de la trêve.

’Le troisième document est une déclaration de la volonté (des parties au conflit, ndlr) de lancer des négociations de paix sur le règlement syrien’, a souligné le président russe. Vladimir Poutine a par ailleurs annoncé une ’réduction’ de la présence militaire russe en Syrie.