Moyen-Orient et Afrique du Nord

La jeunesse prend le pouvoir

Tunisie

Manuel Marchal / 18 janvier 2011

Face au chômage, à la hausse des prix, au clientélisme et à l’absence de liberté, la jeunesse tunisienne s’est levée pour renverser un système injuste. Les jeunes Tunisiens montrent au monde que le chômage imposé par un modèle n’est pas une fatalité, il est possible de changer les choses.

Les jeunes Tunisiens ont réussi l’exploit de faire tomber un dictateur qui faisait régner une chape de plomb sur leur pays. Le modèle mis en place dans ce pays a de très graves conséquences pour les jeunes. Malgré leur niveau de formation, ils n’arrivent pas à avoir un emploi. Mais cette pénurie n’était pas pour tout le monde. Un système clientéliste régnait en Tunisie, et ceux qui étaient proches du pouvoir n’avaient pas de problème pour avoir de bons salaires.
Les jeunes ont pris le risque de défier ce pouvoir. Ils ont décidé de se libérer du fatalisme dans lequel le système a tenté de les enfermer. Les jeunes se sont alors levés contre le clientélisme, contre le chômage et contre la vie chère. Cette révolte a fini par aboutir à une première victoire, la chute du président du pays qui s’est enfui avec sa famille et une partie de la fortune prise sur le dos des Tunisiens.
Cette victoire de la jeunesse n’est pas sans enseignement pour notre pays. Elle montre que malgré toute l’emprise que peut avoir un pouvoir, il n’est pas à l’abri d’une révolte contre les injustices du chômage et du clientélisme.
Ceux qui pensent confisquer le pouvoir en s’appuyant sur une clientèle électorale créée par des décisions visant à augmenter le chômage reçoivent donc un sérieux avertissement.

Manuel Marchal


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