Moyen-Orient et Afrique du Nord

Le régime Ben Ali toujours présent en Tunisie

Les violences policières persistent

Céline Tabou / 8 février 2011

Alors que la France entière se penche sur le voyage de Michelle Alliot-Marie en jet privé, les Français en oublient la révolte populaire de la jeunesse tunisienne en lutte face aux violences policières et au nouveau gouvernement encore dirigé par les proches de Ben Ali.

Épicentre de la révolte sociale au Maghreb, la Tunisie est en proie à des incendies de bâtiments publics, jets de pierres et aux ripostes à balles réelles des forces de l’ordre, lors de la transition politique du pays. Trois semaines après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, la situation reste tendue, les manifestations se succèdent à travers le pays pour réclamer le départ de fonctionnaires proches de l’ancien président.

Pour expliquer ces débordements, le gouvernement atteste que ces violences sont le résultat d’« un complot » des partisans de Ben Ali et du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD - parti du président déchu) afin de semer le trouble auprès des jeunes et décrédibiliser leur protestation. Cependant, pour le parti d’opposition, Ettajdid, ces révoltes sont une réponse à la politique mise en place par le nouveau gouvernement, avec entre autres la nomination « sans concertation » de gouverneurs « issus pour la plupart du RCD ».

24 nouveaux gouverneurs de province ont été nommés par le gouvernement, entraînant une vive contestation. Dans plusieurs régions, des manifestants ont réclamé leur départ quelques jours à peine après leur prise de fonction pour cause de « RCDisme », révèle l’Agence France Presse. Pour faire taire l’opposition, et faire face à la révolte populaire, le gouvernement a annoncé dimanche 6 février la suspension du RCD et une possible dissolution du parti du président déchu.

« Nous sommes au milieu de la route, la révolution civile en Tunisie a encore besoin de votre soutien, on en aura encore besoin au cours des mois, voire des années à venir », a indiqué Mahmoud Ben Romdhane, ancien président de la section tunisienne d’Amnesty International, qui conduisait une délégation d’intellectuels tunisiens au 17ème Salon du Maghreb des livres, organisé à l’Hôtel de Ville de Paris par l’association Coup de soleil, au quotidien “El Watan”.

Céline Tabou



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  • Je dit oui..et je pense que sûr tout avec la police la situation est encore pire que avant..ils sont hors de contrôle...la justice est hors de control...come mon copain beaucoup de gens vient arretées par la police est garde dans le post de police ou transferés dans de poste de police en autres ville..le tribunal reçoive des demandes de sortie et ils ne sont pas traités..Et les 6 jours maximum de garderie ils vont a dépasser et tout l entourage ils sa enfoui que bloque dans le prisons et dans le poste de police il y a des personnes innocentes..il y une continue violation de le droit humain de la personne...mon copain est une victime est en garderies par semaines..Mais je n arrête pas mes appelles par demander sa sortie !!!! (je suis italienne mon copain est tunisien)

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