Moyen-Orient et Afrique du Nord

Syrie : la solution politique progresse

Armes chimiques : un rapport de l’ONU ne désigne aucun coupable

Témoignages.re / 12 septembre 2013

Un nouveau rapport d’enquête de l’ONU a dit hier que des armes chimiques ont probablement été utilisées en Syrie, mais qu’il est pour l’instant impossible de conclure qui en a fait usage. Le dialogue entre la Russie et les États-Unis va jouer, car une rencontre est prévue aujourd’hui à Genève.

L’enquête, qui porte sur la période du 15 mai au 15 juillet, indique que des crimes de guerre ont été commis à la fois par les forces soutenant le régime de Bachar Al-Assad et par les groupes rebelles.

L’armée gouvernementale syrienne a massacré des civils, bombardé des hôpitaux et commis d’autres crimes de guerre pour récupérer le terrain cédé aux insurgés ces derniers mois, estime le rapport.

Les rebelles et combattants islamistes étrangers ont eux aussi commis des crimes de guerre tels que des exécutions sommaires, des prises d’otages et des bombardements de zones civiles.

« Les auteurs de ces violations et de ces crimes, quel que soit leur bord, ont agi en violation du droit international. (...) Il est impératif de les traduire en justice », ajoute la commission d’enquête dirigée par le diplomate brésilien Paulo Pinheiro.

Les experts indépendants ajoutent avoir recueilli des témoignages qu’ils n’ont pu vérifier pour l’instant sur l’usage d’armes chimiques « principalement par les forces gouvernementales ».

« Compte tenu des éléments actuellement disponibles, il n’est pas possible d’établir de conclusion sur les agents chimiques utilisés, sur leurs systèmes de propagation et sur ceux qui les ont employés. L’enquête se poursuit », ajoute le rapport qui conclut pour une solution politique à la guerre civile en Syrie et appelle les États « à cesser les envois d’armes afin de dissiper le risque qu’elles soient utilisées pour commettre des infractions graves au droit international ».

Toujours à l’ONU, la proposition de résolution de Laurent Fabius a été repoussée, jugée « inacceptable » par la Russie.

Syrie : rencontre à Genève entre la Russie et les États-Unis

C’est dans la ville où se sont déroulées les seules négociations sur la Syrie que le ministre des Affaires étrangères russe et son homologue des États-Unis doivent se rencontrer. La proposition de mise sous contrôle international des armes chimiques en Syrie est accueillie favorablement par tout le monde sauf les rebelles, et avec réticence par le ministre des Affaires étrangères français.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov évoquera le dossier syrien le 12 septembre à Genève avec son homologue américain John Kerry, a annoncé mercredi à RIA Novosti une source au sein de la diplomatie russe.

« Mercredi, M. Lavrov prendra un vol pour le Kazakhstan et de là, il partira pour Genève afin de rencontrer le secrétaire d’État américain le 12 septembre », a indiqué l’interlocuteur de l’agence.

Auparavant, la partie américaine a annoncé que MM. Lavrov et Kerry devaient se rencontrer afin d’évoquer la situation autour de la Syrie.


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