Moyen-Orient et Afrique du Nord

Tunisie : lancement du premier port financier en Afrique du Nord

Trois ans après le début du Printemps arabe dans ce pays

Témoignages.re / 11 mars 2014

Trois ans après le début du Printemps arabe en Tunisie, les autorités de ce pays misent sur la mondialisation ultra-libérale pour créer des emplois. Un accord avec un fonds d’investissement de Bahreïn ouvre la voie à la création d’une place financière off-shore à Tunis.

La Gulf Finance House (GFH) de Bahreïn, considérée comme l’une des plus importantes banques d’investissement du Golfe, s’est engagée lundi à réaliser un port financier à Tunis (Tunis Financial Harbor) dont le coût global est estimé à 3 milliards de dollars américains.

Selon le président de la GFH, Hisham Alrayes, qui a signé l’accord de réalisation avec le ministre tunisien de l’Equipement, Hédi Belarbi, ce sera le premier port financier offshore en Afrique du Nord.

Les travaux qui seront lancés dans les prochains jours à Kalaat Al Andalous, une zone côtière située à une vingtaine de kilomètres de Tunis, seront menés en quatre étapes étalées sur cinq ans, a expliqué le directeur exécutif du projet, Lotfi Ezzar.

Couvrant 523 hectares, ce méga-projet immobilier, financier et touristique, vise à faire de Tunis un hub financier au sud de la Méditerranée et permettra de créer à terme quelque 16.000 emplois, selon ses promoteurs.

La première tranche qui consiste en la mise en place des infrastructures, sera entièrement financée par la Banque bahreïnie d’investissement. La Banque islamique d’investissement et d’autres partenaires étrangers seront impliqués dans les autres étapes, a précisé M. Ezzar, lors d’une conférence de presse.

En plus d’un port de plaisance et d’un centre financier, le futur port financier sera doté d’un quartier résidentiel, d’un centre commercial, d’un autre de loisir, ainsi que d’un terrain de golf de 18 trous qui servira pour les tournois internationaux.

Initié en 2009, ce méga-projet a dû être reporté une première fois en raison de la crise financière qui a secoué les pays du Golfe, puis à cause de l’instabilité qui a suivi la révolution tunisienne.

"Aujourd’hui, les conditions de lancement du projet sont désormais réunies avec le retour de la stabilité et l’amélioration de la situation sécuritaire", a déclaré le président de la GFH.



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  • Doit en se réjouir ou, au contraire, tirer la sonnette d’alarme. A quoi rime un hub financier ? et cette place off shore sur la plage de raoued ? Comme partout ailleurs nous courons derrière les créations d’emplois, 16000 ici , 30000 pour le port en eaux profondes d’enfidha etc. Comme si la creation de ces postes allez rendre le tunisien heureux et satisfait de son mode de vie. C est a dire 160 mille dollars par poste crée (le cas présent) et 100 mille dollars par poste crée pour enffidha ? C est gargantuesque No comment. Alors qu’avec un investissement moindre par poste crée, on pourra (devra) revaloriser notre agriculture, notre paysannerie et donc redynamiser notre modele societal.

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  • Cher karim,

    Je comprends tout à fait vos inquiétudes. Toutefois, il faut être réaliste car la tunisie n’a que très peu de fond propre. Lors de l’utilisation de fond externe, il est clair que l’investisseur doive y trouver son intérêt sinon ce dernier ne va jamais investir. L’afrique se développe très vite et le taux de natalité de certains pays reste très élevé. D’ici une vingtaine d’année, la population en afrique va certainememt doubler et la demande en matière première, et en tout besoin ne va pas cesser d’augmenter. D’où, le besoin de la tunisie, de part sa position stratégique, de se préparer afin de participer activement au commerce international dans les futurs années. En ce qui concerne la participation du bahrein, je trouve personnellent cela comme une très bonne opportunité et presque nécessaire lorsqu’on voit nos amis marocains construire la casablanca financial city. Nous nous devons de rattrapper les années perdues et de rester compétitif sur le marché africain.

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