Nouvelles d’Afrique

L’Afrique sub-saharienne enregistre la plus forte hausse dans l’indice de connectivité mondiale de DHL

Etat de la mondialisation

Témoignages.re / 5 décembre 2012

DHL a publié la deuxième édition de son Indice de Connectivité Mondiale (ICM), qui représente une vaste analyse de l’état de la mondialisation de la planète. Ce rapport, réalisé avec plus d’un million de points de données sur la période de 2005 à 2011, conclut que le monde d’aujourd’hui est moins connecté qu’il ne l’était en 2007. Il documente la progression solide de la connectivité mondiale, mesurée en fonction des échanges de marchandises, de capitaux, d’informations et de personnes, entre 2005, l’année de référence du rapport, et 2007, avec une chute brutale au début de la crise financière. En dépit d’une progression modeste depuis 2009, la connectivité mondiale n’est pas encore remontée au plafond observé avant la crise.

- Les pays affichant les hausses les plus notables sont le Mozambique, le Togo, le Ghana, la Guinée et la Zambie

- La connectivité mondiale n’a pas encore récupéré après la chute brutale observée au début de la crise financière

- Le déplacement du centre de gravité économique du monde refaçonne la connectivité industrielle

Bien qu’à l’échelle internationale, la connectivité mondiale n’ait enregistré qu’une hausse très légère de 2010 à 2011, certains pays ont nettement progressé. Les pays ayant enregistré les hausses de connectivité mondiale les plus marquées entre 2010 et 2011 sont le Mozambique, le Togo, le Ghana, la Guinée et la Zambie, et ils sont tous situés en Afrique sub-saharienne. Bien que cette région compte toujours parmi les moins connectées du monde, elle affiche en moyenne la hausse de connectivité la plus importante de 2010 à 2011.

Les Pays-Bas conservent leur place de 2010 comme étant le pays le plus connecté du monde. En 2011, neuf des dix pays les plus connectés étaient situés en Europe, qui représente donc la région la plus connectée du monde.

Selon Charles Brewer, Directeur général de DHL Express en Afrique sub-saharienne, l’ICM révèle également qu’en 2011, le commerce intra-africain était toujours loin derrière ses homologues européens et asiatiques. « Si nous désirons améliorer cette interconnectivité, nous devons chercher à faciliter les activités commerciales entre les frontières, et améliorer les accords commerciaux régionaux, les procédures douanières et l’efficacité des postes frontaliers, entre autres choses. »

Selon M. Brewer, l’ICM 2012 indique que, d’un point de vue mondial, l’environnement commercial volatil et incertain d’aujourd’hui supporte les conséquences durables de la crise financière. « À cette époque de croissance lente, il est important de ne pas oublier les progrès considérables que la mondialisation a apporté au monde et de reconnaître qu’elle constitue un moteur de progrès économique. Il est primordial que les gouvernements de la planète résistent aux mesures protectionnistes qui entravent les échanges transfrontaliers. »

Certains faits surprenants de l’ICM 2012 :


- Selon la plupart des critères, le monde affiche un pourcentage de mondialisation inférieur à 20%, et souvent inférieur à 10%

- Sur les flux internationaux qui ont bien lieu, 50% à 60% surviennent au sein des régions

- Le centre de gravité économique du monde s’est déplacé de plusieurs milliers de kilomètres vers l’est au cours de la dernière décennie, et ce changement se poursuit

- Le pays le plus connecté au monde, les Pays-Bas, est cent fois plus connecté que le Burundi, qui représente le pays le moins connecté

LE CAP, Afrique du Sud 3 décembre 2012/African Press Organization (APO)

Voir en ligne : http://appablog.wordpress.com/2012/...


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