Nouvelles d’Afrique

L’Union européenne augmente sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme

370 millions d’euros pour la période 2014-2016

Témoignages.re / 3 décembre 2013

Au lendemain de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, l’Union européenne a annoncé un renforcement de sa contribution au Fonds mondial de lutte contre cette maladie, ainsi que contre la tuberculose et le paludisme. Ce trois grandes épidémies touchent essentiellement les pays pauvres.

L’Union européenne a annoncé hier une nouvelle contribution d’un montant de 370 millions d’euros au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme pour la période 2014-2016 lors de la conférence de Washington, où les donateurs devaient annoncer leurs promesses de dons en faveur de la lutte contre ces trois maladies. Cette conférence avait lieu le lendemain de la journée mondiale contre le SIDA.

Andris Piebalgs, commissaire européen au développement, a déclaré : « D’immenses progrès ont déjà été réalisés dans la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, mais des millions de personnes sont encore exposées au risque de contamination et la bataille est loin d’être gagnée. C’est la raison pour laquelle nous allons renforcer notre contribution au Fonds mondial au cours des trois prochaines années. »

Et d’ajouter : « Si nous voulons que la reconstitution des ressources du Fonds mondial soit un succès, nous devons adopter de nouveaux modes de fonctionnement innovants conjuguant, par exemple, financement classique et autres contributions. Une augmentation des contributions du secteur privé et des économies émergentes faciliterait beaucoup la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme en ce qu’elle aiderait à faire baisser les prix des produits de santé dont les populations les plus pauvres de la planète ont grand besoin, des médicaments aux moustiquaires, et à en améliorer l’acheminement. »

40 millions d’euros de plus


Le Fonds mondial est un partenariat public-privé et un instrument financier mondial dont l’objectif est de mobiliser et de lever des ressources financières supplémentaires pour lutter contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme.

La Commission européenne est associée au Fonds mondial depuis sa création il y a douze ans, en 2001. Depuis, elle lui a versé plus de 1,2 milliard d’euros provenant du budget général de l’UE et du Fonds européen de développement auquel contribuent l’ensemble des États membres.

La Commission s’engage à lui verser 370 millions d’euros supplémentaires sur la période 2014-2016, ce qui représente une augmentation de 40 millions d’euros par rapport au niveau de financement actuel (330 millions d’euros pour la période 2011-2013).

En avril, la Commission a organisé une réunion préparatoire très fructueuse à Bruxelles en vue de la conférence des donateurs programmée pour décembre, à Washington.

Le rôle du Fonds mondial


Selon les estimations, à la fin de 2013, les subventions allouées par le Fonds mondial à plus de 140 pays auront permis d’administrer des traitements antirétroviraux contre le SIDA à plus de 6,1 millions de personnes, de dépister et de traiter 11,2 millions de nouveaux cas de tuberculose infectieuse et de fournir aux ménages plus de 360 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide afin de prévenir le paludisme.
En 2011, 1,4 million de personnes ont succombé à la tuberculose, l’Afrique affichant le taux de mortalité le plus élevé par habitant. La tuberculose à bacilles multirésistants qui, selon les estimations, touche actuellement 630.000 personnes dans le monde, constitue une grave menace.

En 2010, le paludisme était endémique dans 106 pays et 3,3 milliards de personnes environ y étaient exposées dans le monde. C’est en Afrique que sont concentrés 91% des décès provoqués par cette maladie, dont 86% d’enfants de moins de cinq ans.

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 2 décembre 2013/African Press Organization (APO)

Voir en ligne : http://appablog.wordpress.com/2013/...


Kanalreunion.com