Nouvelles d’Afrique

Objectif : 60 pour cent de la population aura l’eau potable à Bamako en 2020

La BAD accorde au Mali un prêt de 75,5 millions de dollars

Témoignages.re / 23 octobre 2013

Le mercredi 9 octobre, le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un prêt à taux réduit de 75,5 millions de dollars US (50 millions d’UC) pour aider le Mali à financer un projet d’approvisionnement en eau potable pour la ville de Bamako.

Le projet entend assurer la production de 144 000 mètres cubes supplémentaires d’eau potable par jour à partir du site de Kabala pour alimenter la capitale malienne.

Ce volume d’eau représente 68% de la production actuelle. Aujourd’hui, le taux d’accès à l’eau potable à Bamako est estimé à 36%.

Le projet permettra de soulager la pénurie d’eau que connaît actuellement Bamako, en préparation de la deuxième phase qui sera mise en œuvre d’ici à 2020 pour accroître le taux d’accès à 60%.

En outre, le projet actuel permettra d’actualiser le plan directeur de Bamako en matière d’assainissement ; d’identifier un volet assainissement associé à ce projet d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement ; de proposer un cadre organisationnel et institutionnel approprié pour le sous-secteur de l’assainissement urbain ; de réglementer le prix de l’eau aux bornes-fontaines afin de faciliter l’accès à l’eau pour les pauvres ; et de mettre en place un système d’information géographique pour la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable (SOMAPEP-s.a.)

Le projet devrait profiter à quelque 1,6 million de personnes, ce qui représente 64% de la population de Bamako, dont 50,4% sont des femmes. Outre la construction d’une usine de traitement de l’eau, le projet financera : huit réservoirs de stockage d’une capacité allant de 2 000 m3 à 10 000 m3 ; un réseau de distribution de 880 kilomètres, soit 53% du réseau actuel ; 66 144 branchements à bas coût pour les ménages les plus défavorisés ; et 1 108 bornes-fontaines, notamment dans les quartiers pauvres. Le projet soutiendra aussi le renforcement des capacités des secteurs nationaux de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement, tout en contribuant à une réduction de la pauvreté urbaine.

Le coût total du projet est estimé à 360,804 millions de dollars US (238,943 millions d’UC). Il est co-financé par l’Agence française de développement, l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale, la Banque islamique de développement, la Coopération italienne et le gouvernement du Mali. Il sera mis en œuvre sur une période de 48 mois.

TUNIS, Tunisie, 11 octobre 2013/African Press Organization (APO)

Voir en ligne : http://appablog.wordpress.com/2013/...


Kanalreunion.com