Nouvelles d’Afrique

Signature de l’accord de sortie de crise par les parties centrafricaines

République centrafricaine

Témoignages.re / 16 janvier 2013

Le vendredi 11 janvier 2013, les différents représentants des délégations centrafricaines en négociations ont signé à Libreville un accord pour mettre un terme à la crise politico-militaire.

BANGUI, République Centrafricaine, 15 janvier 2013/African Press Organization (APO)

C’était en présence de chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), notamment Ali Bongo Odimba, président du pays hôte, le président centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, le président de la République du Congo, par ailleurs président du Comité du suivi de l’Accord de Paix Global de Libreville, Denis Sassou Nguesso, le président en exercice de la CEEAC, Idriss Deby Itno, et le Secrétaire général de la CEEAR, Nassour Guelengdouksia Ouaidou.

Y ont été représentés, Sao Tome et Principe, notamment par son Premier ministre ; le Cameroun, par son Vice-Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement ; le Burundi, par son ministre de la Défense nationale ; la RD Congo et l’Angola ayant été représentées leur ministre des Affaires étrangères.

L’accord de sortie de la crise politico-militaire signé préconise un cessez-le-feu entre le Gouvernement et la Coalition Seleka, le maintien du président François Bozizé au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en 2016 et la formation d’un gouvernement de transition d’union nationale, lequel sera chargé d’organiser les élections législatives anticipées, ce, après la dissolution de l’Assemblée nationale. Ledit gouvernement aura à sa tête un premier ministre issu de l’opposition.

La signature de l’accord intervient après d’intenses discussions respectivement avec le Comité de suivi de l’Accord de Libreville et les chefs d’Etat de la CEEAC, et les différentes délégations centrafricaines -notamment celle gouvernementale, conduite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Jean Willybiro Sako, de l’opposition démocratique, par Me Nicolas Tiangaye, de la Coalition Seleka, par Michel Djotodia, et des mouvements politico-militaires, par Abdoulaye Hissein-, lesquelles ont, à tour de rôle, levé le voile sur leurs préoccupations relatives à la crise.

« Nous ne saurions rester indifférents face au conflit centrafricain. C’est dans cette optique qu’a été organisé, en décembre dernier à N’Djamena, le sommet extraordinaire avec pour objectif d’évaluer les mesures urgentes pour ramener la paix et la sécurité en RCA. Les rencontres, le 8 et 9 janvier, des ministres des Affaires étrangères de la CEEAC et du Comité de suivi entrent également dans ce cadre », a souligné, dans son intervention, le président gabonais, Ali Bongo Odimba.

« Nous avons choisi l’option du règlement politique et non militaire à la crise », a souligné pour sa part le président Sassou Nguesso », saluant par ailleurs « le langage de vérité des différentes délégations centrafricaines présentes ». Le président congolais a aussi remercié les pays qui ont déployé dans un délai aussi court les contingents en RCA ». Pour sa part, le président Idriss Deby a exprimé ses pensées pieuses à l’égard de toutes les victimes de la Centrafrique », invitant « mon confrère Bozizé, démocratiquement élu, à écrire à l’encre indélébile une nouvelle page de l’histoire de la Centrafrique, avec notre appui ».

Les chefs d’Etat de la CEEAC ont aussi exprimé leur gratitude à l’égard des partenaires internationaux au nombre desquels les Nations Unies, l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), ainsi que celui des partenaires bilatéraux, dont la France et les Etats-Unis. Occasion pour ces derniers de saluer le bon déroulement des assises et l’esprit de compromis ayant animé les différentes parties, tout en réitérant leur disponibilité à accompagner la Centrafrique dans la mise en œuvre des recommandations.

Voir en ligne : http://appablog.wordpress.com/2013/...


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