Nouvelles d’Afrique

Vers un véritable partenariat mondial pour mettre fin à la pauvreté

Droits humains

Témoignages.re / 13 juin 2013

À l’issue d’un forum de haut niveau de deux jours consacré à un nouveau partenariat mondial pour le développement dans l’après-2015, M. Wu Hongbo, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a déclaré que la communauté internationale pouvait construire un véritable partenariat qui viendrait en appui aux mesures prises par tous et serait doté de mécanismes efficaces de suivi et de reddition de comptes. S’exprimant dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, M. Wu a souligné que ce partenariat pouvait « être aussi transformateur que le programme de développement qu’il [était] censé soutenir ».

La réunion des 6 et 7 juin est la première des trois grandes consultations qui se tiendront dans le cadre de la préparation du Forum pour la coopération en matière de développement du Conseil économique et social, prévu en 2014, où les intervenants chercheront à faire avancer le dialogue mondial sur l’avenir de la coopération en matière de développement dans le contexte de l’après-2015. Les échanges francs et constructifs des 160 participants à la réunion d’Addis-Abeba ont abouti à une compréhension commune de la façon de forger un nouveau partenariat mondial pour le développement qui, a souligné M. Wu, « est indispensable pour tenir les engagements pris dans le cadre des OMD et pour la réalisation d’un programme de développement pour l’après-2015, axé sur l’élimination de la pauvreté et le développement durable pour tous ».

Les participants ont conclu que le partenariat mondial renouvelé devrait continuer à privilégier la lutte contre la pauvreté et la réalisation des objectifs convenus lors du Sommet du Millénaire.

« Il doit prendre en compte tous les engagements internationaux existants relatifs au financement du développement », a déclaré le Secrétaire général adjoint, qui a souligné que cette approche renouvelée devait aussi efficacement promouvoir le développement durable et soutenir les efforts visant à résoudre les problèmes de développement, anciens et nouveaux.

« Nous partageons une conviction, une vision, grâce aux enseignements tirés du passé, de ce qu’il faudra faire pour que devienne réel un tel partenariat mondial. Il doit être et conduit, dès le départ, par les parties prenantes concernées, en mettant clairement l’accent sur ce qui va lui permettre de fonctionner dans la pratique », a souligné M. Hu. Il a ajouté qu’une compréhension commune de l’évolution de la nature des défis du développement et l’intégration toujours croissante des perspectives de développement permettaient de surmonter la dichotomie Nord-Sud entre prestataires et bénéficiaires.

M. Hu a également rappelé la nécessité de s’acquitter des engagements relatifs à l’aide publique au développement (APD), soit 0,7% du revenu national brut (RNB), et a souligné que le partenariat devait « intensifier l’action sur la cohérence des politiques de développement, pour inclure la gamme des sources de financement du développement, s’attaquer aux problèmes plus généraux qui sous-tendent le développement durable pour tous et faciliter le partage des connaissances et des capacités ».

Le Secrétaire général adjoint a souligné le besoin d’un respect mutuel et réaffirmé la nécessité de la participation de « tous les intervenants, sur un pied d’égalité, à la conception du partenariat mondial renouvelé, ainsi qu’à sa mise en œuvre et à son suivi ».

Pour sa part, M. Ahmed Shide, Secrétaire d’État chargé des finances et du développement économique, a souligné que repenser la conception d’un nouveau partenariat global n’était que la première étape. « Ce qui importe, c’est de s’assurer qu’il est mis en œuvre ; le nouveau partenariat mondial doit placer en son centre la transformation économique et privilégier la réduction de la pauvreté. »

« Veiller à ce qu’un programme de développement pour l’après-2015 s’appuie sur un mécanisme efficace de suivi et de reddition de comptes sera incontestablement indispensable pour parvenir à relever efficacement les défis de développement de l’après-2015 », a-t-il ajouté.

Les participants ont appris que l’édition de 2014 du Forum pour la coopération en matière de développement, cadre propice aux échanges francs, serait une étape importante dans l’élaboration d’un programme de développement pour l’après-2015.

À moins de trois ans de l’échéance finale des objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, la communauté internationale intensifie ses efforts pour accélérer les progrès en vue de leur réalisation. Les débats sur l’élaboration d’un programme de développement pour l’après-2015 se multiplient et 53 pays africains ont élaboré une vision commune à cet égard.

Le forum a été organisé par le Ministère éthiopien des finances et du développement économique et le Département des affaires économiques et sociales (DAES) du Secrétariat de l’ONU, avec le soutien de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Étaient présents, entre autres, M. Sufian Ahmed, Ministre éthiopien des finances et du développement économique, M. Néstor Osorio, Président du Conseil économique et social, M. Wu Hongbo, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Gyan Acharya, Secrétaire général adjoint et Haut-Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, et M. Carlos Lopes, Secrétaire général adjoint de l’ONU et Secrétaire exécutif de la CEA.

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 13 juin 2013/African Press Organization (APO)

Voir en ligne : http://appablog.wordpress.com/2013/...


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