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Afrique du Sud : Jacob Zuma s’implique pour mettre fin à la grève

Social

Témoignages.re / 30 août 2010

Le président sud-africain, Jacob Zuma, est intervenu dans la grève du secteur public qui est entrée dans sa troisième semaine ce lundi.
M. Zuma a instruit le ministre de la Fonction Publique et de l’Administration, Richard Baloyi, et d’autres ministres de revenir à la table des négociations et de sortir de l’impasse avec les syndicats, qui a entraîné des arrêts de travail et des manifestations à travers le pays.

Le président Zuma est soumis à des pressions croissantes de la part du puissant Congrès des syndicats sud-africains (COSATU) du fait d’une grève des travailleurs, incluant les enseignants, les personnels de santé et de bureau.

Les syndicats, qui réclament une augmentation des salaires de 8,6 pour cent et une indemnité de logement de 1.000 rands (138 dollars américains), insistent sur le fait que le gouvernement doit réviser son offre.

Ce dernier a indiqué ne pouvoir accorder qu’une augmentation de 7 pour cent des salaires et une indemnité de logement de 700 rands (96 dollars américains).

Le COSATU s’est félicité de l’intervention de M. Zuma, en déclarant espérer que de meilleures propositions seront désormais faites et que la grève pourrait trouver prochainement une issue, avec un accord qui soit acceptable pour les travailleurs.

L’organisation syndicale avait menacé d’étendre en fin de semaine sa grève à tous ses membres qui s’élèvent à environ deux millions de travailleurs.

Par ailleurs, les membres de l’Union nationale des travailleurs du secteur du métal d’Afrique du Sud (NUMSA) ont menacé de se joindre à la grève, après avoir exigé une hausse de 15 pour cent de leurs salaires.

Le NUMSA, qui compte 70.000 membres dans le secteur de l’automobile, a indiqué tenter depuis trois mois de trouver un accord avec ses employeurs.

Par ailleurs, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain, Blade Nzimande, a demandé à M. Zuma de geler les augmentations des salaires des hauts responsables du gouvernement afin de réduire l’écart des salaires "honteux" dans le secteur public.

M. Nzimande, qui est également, ministre de l’Enseignement supérieur, est le premier membre du gouvernement à réclamer qu’il soit mis fin aux augmentations des salaires des ministres et des autres hauts responsables du gouvernement.


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