Pays émergents

Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana invités par la SADC

Madagascar à l’ordre du jour du sommet annuel de l’organisation au Mozambique

Témoignages.re / 17 août 2012

Le président de la transition de Madagascar, Andry Rajoelina, et l’ancien président du pays, Marc Ravalomanana, étaient invités hier au Sommet de la Troïka de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) à Maputo, capitale mozambicaine. Une dépêche de Xinhua revient sur cette information.

M. Rajoelina s’est envolé pour Maputo mercredi pour assister à cette rencontre sur l’invitation adressée par le président de l’Organe de coopération en matière politique, de défense et de sécurité de la SADC, Jacob Zuma, selon un communiqué de la présidence de la transition reçu mercredi.
Il a été accompagné par son conseiller spécial Norbert Lala Ratsirahonana, le président du Conseil Militaire pour la Défense Nationale (CMDN), le général de corps d’armée Ranto Rabarisoa, le secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie, le général de division Randrianazary, le commandant de la circonscription régionale de la gendarmerie nationale (CIRGN), le général de brigade Richard Ravalomanana, ainsi que le directeur des relations internationales à la présidence de la transition, Annick Rajaona.
Marc Ravalomanana, qui a aussi reçu l’invitation à assister au sommet de la Troïka de la SADC, se tiendra jeudi soir à Maputo.
Ce Sommet de la Troika, qui précède le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC, est une nouvelle occasion pour MM. Rajoelina et RAvalomanana de se rencontrer après leurs deux entretiens aux Seychelles, successivement les 24 et 25 juillet, et le 8 août, qui n’ont abouti à aucun accord sur la sortie de crise malgache.
Les deux hommes sont les principaux protagonistes de cette crise qui a débuté en décembre 2008. En septembre dernier, une feuille de route a été signée par onze entités politiques et plusieurs points ont été suivis dont la mise en place des différentes institutions de la transition.
Toutefois, quelques articles ont créé des polémiques sur leur interprétation nécessitant l’organisation de rencontre entre les deux protagonistes de la crise, une rencontre qui n’a pas été mentionnée dans la feuille de route concoctée par la SADC en janvier 2011.

Un sommet de la SADC dominé par les crises d’Afrique australe

Les dirigeants d’Afrique australe se réunissent ce week-end à Maputo avec au menu un nombre important de crises à régler dans la région, à Madagascar, au Zimbabwe, en République démocratique du Congo, et même un différend frontalier entre le Malawi et la Tanzanie.
Des représentants de la société civile ont essayé de se faire entendre en organisant une manifestation, mais les chefs d’Etat de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ne devraient en rien changer leurs habitudes lors de leur sommet annuel, vendredi et samedi : une réunion à huis clos suivie de la simple lecture d’un communiqué final.

Le Mozambique, qui succède à l’Angola à la tête de la SADC, a choisi pour thème du sommet "les corridors de développement" le long des voies de communication. Les infrastructures seront à l’ordre du jour, avec sur la table un schéma régional de développement des infrastructures prévoyant 500 milliards de dollars d’investissements en quinze ans.

Surtout, les crises régionales devraient occuper les dirigeants des quinze pays de la SADC. La crise de Madagascar est la plus sensible.

La SADC avait donné jusqu’au 16 août à l’ancien président Marc Ravalomanana et à l’actuel homme fort de la Grande Ile, Andry Rajoelina, pour qu’ils se mettent d’accord, faute de quoi elle exclurait le responsable du blocage du processus de réconciliation.


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