Pays émergents

Condamnation de la répression de la grève des dockers

Mauritanie

Témoignages.re / 15 mai 2010

La Coordination de l’opposition démocratique (COD), composée d’une dizaine de partis, condamne vivement la répression "sauvage" du mouvement de grève des dockers en Mauritanie.

Dans une déclaration rendue publique vendredi, le COD invite le gouvernement "à cesser de répondre par la force et la tyranie aux manifestations pacifiques" des dockers et à ouvrir un dialogue social avec leur syndicat.

Le collectif de l’opposition demande également la libération de plusieurs dizaines de dockers arrêtés, à la suite des affrontements qui avaient opposé, ces derniers jours, les dockers aux forces de l’ordre, à la suite d’un mot d’ordre de grève générale déclenchée le 10 mai dernier et réclament l’ouverture d’un dialogue en vue de la valorisation de leur profession.

Un violent affrontement a opposé les éléments de la Police anti-émeutes et des dockers qui manifestaient jeudi en début d’après-midi dans le centre-ville de Nouakchott.

Les forces de Police ont utilisé des grenades lacrymogènes et des matraques, tandis que les ouvriers manutentionnaires ont répliqué par des bâtons, des pierres et divers objets à leur portée.

Samory Ould Bey, Secrétaire général de la Centrale libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM), à laquelle est affilié le syndicat des dockers, accuse la Police d’avoir envahi les locaux abritant le siège de l’organisation des travailleurs et d’avoir "tiré à balles réelles au-dessus de leurs têtes pour les disperser".

Il a indiqué que cette "barbarie policière" a fait de nombreux blessés dans les rangs des dockers.


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