Pays émergents

Des magistrats dénoncent une immixtion du pouvoir

Mali

Témoignages.re / 4 juillet 2013

À trois semaines des élections, une décision du gouvernement est vécue comme une atteinte à la séparation des pouvoirs. Des participants à un coup d’État viennent d’être libérés.

Le Syndicat autonome de la magistrature du Mali (SAM) s’insurge contre la déclaration du président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, relative à la libération imminente de personnes régulièrement poursuivies dans l’affaire "bérets verts", dans une déclaration publiée mercredi.
Le SAM se déclare surpris par la déclaration publique du président de la République par intérim faisant état de la libération imminente des personnes régulièrement poursuivies par les juridictions maliennes.
Le syndicat, souligne le communiqué, "tient au principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs et dénonce toute immixtion du pouvoir exécutif dans le domaine judiciaire".
Le président par intérim du Mali avait annoncé le mercredi 26 juin dernier la prochaine libération des militaires arrêtés lors d’une tentative de coup d’État du 30 au 1er mai 2012 qui avait occasionné la mort d’une vingtaine de personnes et de nombreux blessés. 
Le président malien intervenait à l’occasion d’une cérémonie de réconciliation et de pardon au sein des forces armées et de sécurité, notamment entre les "bérets rouges" partisans de l’ancien président Amadou Toumani Touré et les "bérets verts" commandés par le capitaine Amadou Aya Sanogo, chef de la junte qui a pris le pouvoir le 22 mars 2012.
En janvier dernier, une trentaine de militaires et de policiers avaient recouvré la liberté provisoire conformément à l’ordonnance d’une juge d’instruction du tribunal de première instance de la commune III du district de Bamako.


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