Pays émergents

Des poursuites engagées contre la police

Après la répression des mineurs en Afrique du Sud

Témoignages.re / 25 août 2012

Les familles des 34 mineurs qui ont été abattus lors de répression d’une manifestation de mineurs grévistes à l’extérieur de la mine Marikana vont engager des poursuites contre la police.

Dans une interview à la radio, le porte-parole des jeunes du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), Floyd Shivambu, a déclaré que son organisation devrait payer pour la représentation légale des 260 mineurs accusés de violence publique.
Les 260 manifestants ont été placés en détention provisoire par le Tribunal d’instance de Ga-Rankuwa pour permettre des examens complémentaires.
Tous les hommes, sauf un qui est hospitalisé, ont été amenés en groupe devant le tribunal du canton de Pretoria.
Leur prochaine audience a été fixée au 27 août.
Pendant ce temps, le commissaire de Police nationale, Riah Phiyega, a alimenté la controverse en affirmant que les policiers ne doivent pas être désolés pour la mort des manifestants à Marikana. En assistant aux funérailles de l’adjudant tué Sello Lepaku Ronnie, Mme Phiyega a justifié la conduite des policiers.
Le parti d’opposition, Alliance démocratique (DA), a affirmé que ceci montre un manque flagrant d’empathie à une époque où les employés de la Police sud-africaine ont besoin d’un leader avec une probité morale à toute épreuve pour les aider à donner un sens à la tragédie.
Le Président Jacob Zuma a déclaré que la nation est en état de choc et souffre de cette tragédie.
« Nous devons tenir compte du caractère sacré de la vie humaine et du droit à la vie inscrit dans la Constitution de la République », a-t-il affirmé.


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