Pays émergents

Etude sur l’apport de la culture à l’économie en Afrique de l’Ouest

Recommandation au programme d’intégration culturelle de la CEDEAO

Témoignages.re / 15 mai 2012

Le Comité ad-hoc supervisant la mise en oeuvre du Programme régional d’intégration et de développement culturel de la CEDEAO a recommandé qu’une étude sur les contributions de la culture à l’économie des Etats membres soit effectuée au cours du premier trimestre de 2013.

Selon un communiqué de la Commission de la CEDEAO, il s’agit d’une des principales recommandations de ce Comité faites dans le cadre de sa sixième réunion à Cotonou (Bénin), du 16 au 19 avril.
Conformément à la recommandation de la 4ème Conférence des ministres de la Culture sur la tenue du Festival des Arts et de la Culture de la CEDEAO (ECOFEST) en 2013, la réunion a invité la Commission de la CEDEAO à procéder à une étude de faisabilité sur ce projet de festival, sur la base des termes de référence amendés, avec la production d’un rapport d’ici le premier trimestre de 2013.
Au cours de cette réunion également, l’Académie africaine des langues (ACALAN), qui collabore avec la CEDEAO sur les questions de langue, a proposé l’expérimentation de trois langues transfrontalières, à savoir le peul, le mandingue et le haoussa, comme langues de travail supplémentaires de la CEDEAO, afin d’accélérer l’intégration et le développement de la région.

Pour un institut culturel international

Ceci conformément à l’Article 62 (c) du Traité de la CEDEAO qui préconise la promotion de l’apprentissage et de la diffusion d’une langue ouest-africaine comme facteur d’intégration communautaire, en plus des langues de travail officielles que sont l’anglais, le français et le portugais.
La réunion a également fait des propositions sur les projets de termes de référence pour une étude de faisabilité sur l’Institut culturel ouest-africain proposé et demandé que la CEDEAO, en collaboration avec la division des Statistiques de l’UNESCO, organise un atelier de formation à l’intention des agents concernés pour la collecte des statistiques culturelles dans la région.
La Commission de la CEDEAO a été invitée à identifier, analyser et faire des propositions sur les directives concernant les industries culturelles dans la région, en tenant compte de l’environnement juridique, fiscal et financier des industries culturelles dans les Etats membres.

Déjà 15 ans de travail

La réunion a également encouragé la Commission à établir des échanges et une coopération culturelle avec d’autres organisations régionales afin de renforcer la mobilité artistique à travers l’Afrique.
Le Comité ad-hoc, établi en 1996, comprend les représentants de cinq Etats membres de la CEDEAO (la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Nigeria et le Sénégal) soutenus par des experts indépendants et des représentants de la Société civile en tant qu’observateurs.
Il est chargé de superviser et d’évaluer le développement de la culture dans la région de la CEDEAO, ainsi que de donner de l’impulsion à la mise en oeuvre des décisions et recommandations des autorités de la CEDEAO.


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