Pays émergents

L’Afrique lance une ambitieuse initiative de développement des infrastructures

Plusieurs milliards de dollars pour les communications

Témoignages.re / 26 juillet 2010

Les dirigeants africains ont lancé, samedi à Munyonyo, en Ouganda, le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), d’un montant de plusieurs milliards de dollars américains visant à soutenir les efforts de sortie du sous-développement.

Lancé samedi, le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) est appuyé conjointement par la Commission de l’Union africaine (UA), le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et la Banque africaine de développement, de même que les chefs d’Etat africains en sont les principaux responsables.
A travers ce programme, les dirigeants africains veulent réaliser leur vision stratégique de l’intégration du continent dans laquelle l’infrastructure peut contribuer à accélérer le développement économique et social.
Le PIDA a été formulé, selon ses promoteurs, de manière à attirer le maximum de participants et à consulter les différents centres de prise de décision du continent.

Clé du développement

Le président Jacob Zuma a été nommé à l’unanimité président du PIDA car son pays a inspiré le reste du continent à travers le succès obtenu lors de l’organisation en peu de temps de la Coupe du monde qui vient de s’achever.
S’exprimant lors du lancement du programme, M. Zuma a estimé que "l’heure de l’Afrique a sonné et sans infrastructure, nos rêves ne se réaliseront jamais. Nous ne pouvons pas procéder à des échanges commerciaux entre nous-mêmes en raison du manque de moyens de communication. Les infrastructures que nous souhaitons créer vont apporter de nouvelles opportunités à notre continent".
Le président sud-africain a également remercié la BAD pour avoir accepté de beaucoup investir dans le développement des infrastructures.
« C’est une sage décision de la banque. L’Afrique est une région qui entame une croissance économique et elle dispose d’un potentiel unique au monde. L’Afrique est perçue par le reste du monde à travers l’état de ses infrastructures. Celles-ci sont un point de départ », a-t-il ajouté
Energie, transport, NTIC et ressources hydrauliques

Faisant allusion aux réalisations de l’Afrique du Sud dans le cadre du développement des infrastructures, en perspective des phases finales de la Coupe du monde, le président de la Commission l’UA, Jean Ping, a répondu aux réflexions de Jacob Zuma, en affirmant : « Votre success-story nous a permis de croire que l’Afrique en est capable. Oui, nous en sommes capables ».
Le PIDA doit être réalisé par les communautés économiques régionales. Celles-ci vont travailler étroitement avec les Etats membres respectifs, les institutions spécialisées de l’UA et les organisations sectorielles.
Dans un premier temps, les acteurs et les partenaires du programme vont mener une étude couvrant quatre secteurs d’infrastructures : l’énergie, le transport, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et les ressources hydrauliques transfrontalières.
Le plan d’action prioritaire et la manière de le suivre et de le dérouler sont les principaux résultats escomptés de cette étude. Le PIDA devrait s’étaler jusqu’à l’horizon 2030.


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