Pays émergents

L’Afrique orientale et australe renforce ses efforts de prévention

Lutte contre le VIH/SIDA

Témoignages.re / 23 janvier 2012

La directrice adjointe du Programme des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), Mme Sheila Tlou, a déclaré jeudi que l’Afrique orientale et australe, la région la plus affectée par l’épidémie de VIH/SIDA, faisait de grands progrès pour renforcer l’accès à la prévention et au traitement.

Mme Tlou a indiqué dans un communiqué obtenu par la PANA à New York, que les deux régions avaient mis l’accent sur le changement des comportements et la prévention de la transmission mère-enfant.
"Sur les 34 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA à travers le monde, près des trois quarts vivent en Afrique orientale et australe", a-t-elle rappelé.
"Nous devons maintenant veiller à développer la circoncision médicale volontaire chez les hommes, le changement de comportement et toutes ces interventions afin de réduire les infections", a-t-elle ajouté.
Selon elle, même en Afrique du Sud, où environ 5,6 millions de personnes sont infectées, le gouvernement a renforcé les mesures de prévention et est politiquement engagé à renverser la tendance, notamment en réduisant la transmission mère-enfant (MCTC)".
La responsable de l’ONUSIDA a également noté que beaucoup a été fait dans les pays d’Afrique orientale et australe concernant les infections mère-enfant.
"Nos services de prévention de la transmission mère-enfant sont supérieurs à 77 pour cent et la région est en tête en termes d’élargissement de nos services", a observé Mme Tlou.
Toutefois, selon elle, pour qu’un pays réussisse à réduire la transmission du virus VIH aux nouveau-nés, la couverture MTCT doit être d’au moins 90 pour cent.
"Nous savons que cela est possible, au Botswana, nous avons réduit la transmission des infections mère-enfant de 40 pour cent à moins de 4 pour cent en moins de 4 ans".
"La majorité des 15 millions de personnes infectées par le VIH éligibles pour le traitement anti-rétroviral résident en Afrique orientale et australe et il est essentiel que l’accès au traitement soit aussi renforcé”.
"Quelque 4,2 millions de personnes reçoivent déjà le traitement, tandis que 3,4 millions ont besoin d’être mis sous traitement", a-t-elle conclu.


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