Pays émergents

L’UNICEF inquiet de l’impact des combats

La guerre civile continue en Côte d’Ivoire

Témoignages.re / 26 mai 2011

Les affrontements armés dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire ont provoqué le déplacement de milliers de femmes et d’enfants et entrainé la suspension d’une campagne de vaccination contre la polio, et menacent d’autres formes d’assistance vitale, a déclaré mardi le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Selon l’UNICEF, des combats dans et autour de la ville de Soubré, dans la province de Bas-Sassandra, ont déplacé au moins 4.000 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont forcé à interrompre une campagne de vaccination prévue avec le Ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour réduire la propagation d’une forme de polio signalée dans la région, et ont empêché les agences humanitaires de l’ONU d’accéder aux personnes touchées.
Plus tôt ce mois-ci, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a signalé que, malgré la fin officielle de la crise post-électorale, la situation humanitaire dans le pays restait « préoccupante » pour des dizaines de milliers de civils. Selon la communauté internationale, la crise politique a pris fin lorsque l’ancien président Laurent Gbagbo s’est rendu le 11 avril. Mais dans les faits, la guerre civile continue.
Dans une déclaration publiée mardi, le Représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Hervé Ludovic de Lys, a regretté que la récente flambée de l’insécurité entraîne la suspension de la vaccination contre la polio « qui permettrait aux enfants d’éviter d’être exposés à un virus qui pourrait les laisser paralysés pour le reste de leur vie ». Trois cas de polio ont été confirmés dans la région.
Une campagne nationale de vaccination contre la polio, y compris dans le district de Soubré, doit commencer ce vendredi si les conditions de sécurité le permettent, a-t-il ajouté.
« Alors que le pays avance dans la voie de la stabilité et du redressement, nous ne devons pas oublier les besoins humanitaires pressants dans certaines zones du pays où une réponse humanitaire rapide est toujours nécessaire pour sauver la vie des femmes et des enfants », a souligné M. Ludovic de Lys.
L’UNICEF s’inquiète des risques d’épidémies en raison des mauvaises conditions de santé des populations déplacées, qui sont aggravées par le début de la saison des pluies et la mauvaise qualité des services de santé offerts dans la situation actuelle d’après-crise.
L’UNICEF craint que les conditions générales des femmes et des enfants déplacés ne se détériorent davantage si l’accès humanitaire n’est pas rétabli rapidement pour permettre une évaluation rapide et la livraison de l’aide.


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