Pays émergents

La Chine prépare une loi spéciale sur le changement climatique

Contribution d’un pays de plus d’un milliard d’habitants à un problème mondial

Témoignages.re / 30 avril 2011

Xie Zhenhua, négociateur en chef chinois aux pourparlers sur le changement climatique aux Nations Unies, l’a annoncé mardi 26 avril, la Chine a décidé de préparer une loi spéciale consacrée au changement climatique et allait étudier un moyen de développement pauvre en carbone.

Selon une étude lancée par l’Organisation mondiale des législateurs, la législation avancerait en matière de changements climatiques dans seize pays, notamment dans les pays de la BRICS. « C’est particulièrement encourageant de voir que des grands pays en développement, comme le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique et l’Afrique du Sud, qui forment ensemble le moteur de la croissance économique mondiale, développent une législation complète pour contrer le changement climatique », a indiqué le rapport cité par “Le Quotidien du Peuple”.

En novembre 2010, le président du GLOBE International (The global legislator organisation), Hon John Gummer, avait noté l’introduction par la Chine de nombreuses mesures pour lutter contre le changement climatique, et « la mise en œuvre d’une loi est une étape extrêmement importante de la Chine », a-t-il indiqué sur le site du GLOBE.

« Nous sommes dans un processus de préparation d’une loi spéciale consacrée au changement climatique et nous avons déjà mis sur pied un groupe de travail et débuté les travaux préliminaires », a indiqué Xie Zhenhua lors d’un atelier sur la législation liée au changement climatique par l’Organisation mondiale des législateurs (GLOBE).

Une politique environnementale nécessaire

Dès 2007, le gouvernement chinois avait indiqué qu’il allait prendre des mesures pour développer son économie en minimisant les effets néfastes sur celle-ci. « Comme pays en développement, la Chine s’efforce d’endosser plus de responsabilités pour faire face au changement climatique et réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) », avait indiqué Lu Xuedu, directeur adjoint du Bureau des Affaires de l’environnement global au Ministère des Sciences et Technologies.

Quatre ans plus tard, Xie Zhenhua, également vice-président de la Commission nationale du développement et de la réforme, organisme de planification économique de la Chine, a précisé que la Chine « attachait une grande importance à la législation sur le Changement climatique et qu’elle avait déjà publié des textes concernant la gestion de projets du Mécanisme de Développement propre et la coopération sur le changement climatique ».

Consciente de l’impact des changements climatiques sur la société, notamment après les pluies diluviennes qui sont tombées durant des semaines en début d’année, la Chine a adopté « une approche proactive pour lutter contre le changement climatique comme élément-clé ». Celle-ci passe par le 12ème Plan quinquennal du pays adopté par le Congrès national populaire, la Chine réduira sa consommation d’énergie par unité de PIB de 16% et baissera ses émissions de CO2 par unité de PIB de 17% dans les cinq années qui viennent.

Céline Tabou


Une nouvelle puissance mondiale touchée par les changements climatiques

Alors que la Chine et les pays émergents mettent en place des mesures pour faire face aux changements climatiques, les États-Unis vivent de violents orages et tornades dans le Sud du pays. Ces catastrophes naturelles en chaine ont fait 297 morts et sont les plus meurtrières depuis 1974. D’après les premières estimations du Service météorologique national (NWS) des États Unis, près de 150 tornades ont été signalées pour la seule journée de mercredi, principalement en Alabama et dans le Mississippi, a indiqué l’agence de presse “The Canadian Press”.
A l’instar du Japon, touché par un tsunami le 11 mars dernier, il s’agit de la seconde puissance économique mondiale à être touchée par un phénomène naturel d’aussi grande ampleur. Ces deux superpuissances n’ont pas anticipé de tels évènements, notamment les États-Unis, qui ont refusé de signer le Protocole de Kyoto en 1995, et l’an dernier le Japon, qui a décidé de ne pas ratifier le nouveau protocole visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Or, avec le réchauffement climatique, les impacts sont de plus en plus violents et désastreux, de même que toutes les catastrophes naturelles, comme au Japon, en Asie et en Europe avec la sécheresse.

Céline Tabou


Kanalreunion.com